Affichage des articles dont le libellé est Jane Austen. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jane Austen. Afficher tous les articles

mercredi 13 avril 2016

Northanger Abbey de Val McDermid : 2/5


En tant que grande fan de Jane Austen, j'adore continuer à me plonger dans ses oeuvres grâce à des suites ou des réécritures. Alors en plus, quand on a affaire à une réécriture officielle, je ne pouvais que me laisser tenter. 

Une fois de plus, j'aurais mieux fait de m'abstenir. En plus de ne pas avoir aimé cette lecture, j'ai été complètement déçue. Comment peut-on rendre un tel hommage à Jane Austen? Honnêtement je pense qu'elle se retournerai dans sa tombe si elle pouvait voir ce que Val McDermid avait fait de son oeuvre. Et ce n'est pas tout, puisque vous avez une phrase d'accroche écrite de la main de J.K. Rowling pour encenser ce roman, j'en suis écoeurée et mon respect pour cette auteure s'en trouve légèrement affaibli.

Il faut savoir qu'à plusieurs reprises, au début, j'ai voulu abandonner ce roman. J'ai tout de suite compris que l'auteur nous proposerai une histoire gnangnan et stéréotypée à souhait. J'ai voulu persévérer tout d'abord parce que je venais d'abandonner deux livres en deux mois, c'était déjà bien suffisant, et en plus je me suis dit peut-être que, après tout, je pourrai être surprise. Et bien non ! 

Les personnages sont parfois à la limite du ridicule, et s'il existe des personnes aussi simples et stéréotypées dans la vraie vie, j'en serais vraiment étonnée. L'héroïne voit des vampires partout et commence à s'imaginer toute une histoire complètement rocambolesque et pas du tout crédible. Je me suis demandé à ce moment si l'auteur n'avait pas plutôt fait une réécriture de Orgueil et préjugés et zombies, ça semblait plus logique. Plusieurs phrases m'ont fait lever les yeux au ciel tellement elles étaient attendues et risibles.  Franchement, on n'a pas idée d'écrire des passages aussi culcul la praline. Je n'ai pas trouvé ça cohérent avec les oeuvres de Jane Austen, mais alors pas du tout. Chaque élément de l'histoire se devine à 3 kilomètres. Je tire donc mon chapeau à l'auteur quand il a réussi à me surprendre et à me faire rire à la fin (même si ce n'était que pour un détail, au moins a-t-il réussi cet exploit).

Je suis désolée, je comprends bien à quel point cette critique est très négative. Mais j'ai été tellement en colère quand j'ai lu ce roman que j'avais besoin de partager cette impression avec vous. J'aimerais que l'on arrête de rapprocher ce genre d'oeuvre complètement débilitante à celles de Jane Austen qui sont plus poussées, plus réfléchies, plus ironiques... Franchement, j'aurais honte en tant qu'éditeur de publier un tel "hommage" raté !

Pourtant je l'ai noté d'un 2/5. J'avoue que je n'arrive même plus à me souvenir pourquoi j'ai été si gentille dans ma cotation et actuellement dans ma tête ça ne vaut pas plus qu'un 1/5. Sur le moment, il se lisait quand même assez vite et c'était +- divertissant (à prendre avec des pincettes), mais ça manque tellement de maturité et d'aspects réalistes... Bref, un bon flop pour ma part.

mercredi 18 septembre 2013

En bref... mes dernières lectures 2 !

Le prisonnier du ciel
 
 
J'avais adoré L'ombre du vent et détesté Le jeu de l'ange que je n'avais d'ailleurs pas lu en entier. Cette fois-ci Zafon m'a à nouveau plu. Une écriture fluide et plaisante (du moins pour la traduction), des personnages plus attachants et une histoire assez mystérieuse. Je n'ai cependant pas trouvé que la trame était particulièrement étoffée, mais c'était simple, droit au but et efficace...




Les larmes du diable
 
 
Dans ce deuxième tome, notre ami Matthew, l'avocat bossu, se retrouve face à deux histoires à élucider. L'une lui a été confiée directement pas Cromwell qui, pour regagner les faveurs du roi Henry VIII (et oui encore lui!), doit trouver le feu grégeois. Si j'ai particulièrement adoré suivre la première enquête concernant l'emprisonnement d'une jeune fille accusée d'avoir tué son cousin, la seconde portant sur les larmes du diable, m'a légèrement moins emballée. Toutefois, Sansom a ce style accrocheur qui me plaît toujours autant et il sait nous garder en haleine de la première à (l'avant-)dernière page.




Les âges sombres
 
 
Après avoir adoré le style très sombre de Karen Maitland dans La compagnie des menteurs, il me fallait absolument découvrir son dernier roman. Toutefois, c'est avec un brin moins d'enthousiasme que je l'ai refermé. La trame promettait pourtant de grandes choses : dans un village en Angleterre en plein Moyen-Âge, une société de béguines viennent s'installer. Mais très vite, on les accuse d'être la cause de tous les maux qui accablent les villageois. Même si l'ambiance noire et moyenâgeuse y étaient, même si les personnages étaient diversifiés et avaient chacun un rôle au cœur même de l'intrigue, je n'ai pas réussi à me laisser complètement emportée par ce récit. Et il a été assez compliqué pour moi de m'attacher à l'un ou l'autre des personnages de ce roman choral. De plus, l'intrigue particulièrement lente a pris beaucoup de temps à démarrer. Je pense que ce roman aurait pu être un très bon thriller historique si seulement les événements et les personnages étaient plus marqués !




 
Sanditon
 
 
Après avoir dévoré tous les Jane Austen, j'avais envie de découvrir celui-ci, même si ce n'est pas notre chère Jane qui l'a achevé, mais bien une autre dame. Jane n'a d'ailleurs pas eu l'occasion d'écrire une grande partie de ce roman, mais elle a posé la trame, il ne restait plus qu'à lui rendre honneur. Et je pense que le pari a été réussi. J'ai aimé découvrir la galerie de personnages qu'on peut retrouver dans n'importe quel roman de Jane, j'ai lu l'intrigue finale en me disant que notre auteure anglaise aurait très bien pu l'écrire elle-même, ce genre de situation étant particulièrement son genre. De plus, l'auteure qui a terminé cette histoire nous peint tel que Jane le faisait cette société anglaise du XIXème siècle... Bref, cette suite a été écrite dans le respect de cette auteure que nous aimons tant.




 
La tour d'Arsenic
 
 

Ce livre avait très bien commencé. Dans l'ambiance dès le début, on avait envie d'en savoir plus sur cette mère détestée qui venait juste de mourir, faisant ainsi le bonheur de ses enfants. Que cachait cette femme dure ? Tout commence par la petite-fille, ses souvenirs de cette grand-mère qu'elle respectait. Ensuite, c'est à la jeunesse de la mère qu'on s'intéresse, pour finir par essayer de comprendre cette grand-mère à travers les aléas de sa vie. J'ai quand même été profondément touchée pour ce bouquin plein de vérités et d'authenticité. La seule chose que je pourrais lui reprocher, c'est de traîner de temps en temps sur des épisodes, des anecdotes qui m'ont plus ennuyée qu'autre chose.