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mercredi 7 novembre 2018

Miss Sarajevo : 14/20

"Quelques bus circulent encore, que l'on emprunte sans avoir à s'acquitter de quoi que ce soit. La résistance, c'est aussi celle des chauffeurs de bus et de taxi, des commerçants qui continuent d'exercer leurs métiers sans contrepartie, dans l'unique espoir que la vie, à terme, l'emporte sur la mort." 


 



Comme les écritures poétiques peuvent l'être,
Les choses sont souvent suggérées et peu exploitées.
Preuve encore une fois ici, hélas !
Et pourtant... il y avait pour moi tellement de choses à dire
Et peut-être même encore plus d'émotions à faire passer.
On parle tout de même d'une guerre, une guerre sérieuse,
Une guerre vicieuse, une guerre particulièrement meurtrière...
Une guerre que je ne connaissais pas suffisamment, 
Et les quelques brides dans ce roman ne m'ont pas suffi.
Il y avait aussi le suicide d'une soeur
Et la vie après... Les proches qui n'en sont plus vraiment,
Qui deviennent des étrangers tant leur peine est difficile à dompter,
Ces parents qui pleurent une enfant et oublie l'autre un temps.
Ce roman est certes un roman de l'introversion,
A ce niveau-là il est réussi, oui!
Mais peut-être un peu trop,
Du coup je n'ai pas compris tous les sentiments,
Je n'ai pas ressenti tout ce qu'il y avait à ressentir.
Je n'ai pas frissonné, aimé et adoré...
Et pourtant j'aime frissonner, aimer et adorer,
Vivre les émotions du/des et avec le ou les personnage(s).
Mais non, je suis restée un peu à côté
Et j'ai trouvé cela dommage.
J'en vois du potentiel dans ce roman,
Du potentiel à en revendre... et pourtant !
Je ne dirais pas que tout cela était décevant,
Je dirais seulement qu'il m'a manqué ce petit quelque chose,
Ce piquant, ce mordant, cette étincelle...
Il y a tellement de tristesse dans ce roman,
Tellement de choses à dire, à traduire, à transmettre et à émettre,
Des choses belles, pures et vraies
Et d'autres pleines de désespoir et d'horreur
Mais qui servent... parce que négatives ou positives
Toutes ces émotions servent...
Elles font passer un message, elles nous font relativiser,
Elles nous aident à purger nos émotions, à être un peu moins con (?),
A nous ouvrir, à espérer, à vivre tout simplement...
Oui j'ai aimé le message de ce livre, j'ai aimé ce qu'il pouvait dégager
Ce que j'imaginais surtout qu'il dégage...
Oui j'ai aimé la beauté des mots, cette poétique si enivrante...
Mais il m'a manqué quelque chose pour être vraiment dedans,
Pour ressentir et vivre à fond ce roman...
Peut-être en le relisant, peut-être le ressentirai-je vraiment?
En tout cas, je pense qu'il est à lire, car il ne laisse indifférent.
Et n'est-ce pas là à près tout ce qu'on demande le plus à un roman?


Merci à Rakuten de m'avoir permis de ce lire ce roman !

vendredi 10 mars 2017

Les larmes de la liberté : 4,5/5

Les romans des éditions Charleston m'ont toujours charmée et donné envie de découvrir pratiquement chacun d'entre eux. Tout d'abord, grâce à leurs couvertures choisies avec soin, ensuite leurs résumés qui mêlent histoire et secrets de famille, un peu ou beaucoup d'Histoire avec un grand H...

Les larmes de la liberté n'a pas dérogé à cette règle. Je n'avais qu'une envie, avoir le livre entre mes mains et le dévorer. Ce que j'ai eu la chance de faire grâce à la dernière Masse critique organisée par Babelio.



Tout d'abord, l'histoire. 1830, période de l'esclavagisme, mais aussi du fossé qui sépare le nord du sud des Etats-Unis. James a une histoire à nous conter, une histoire intense, un passé plein de secrets et un avenir incertain. Dès les premières lignes, on est happés dans cette histoire, dans ce suspense, dans cette intrigue. Doit-il révéler à la femme qu'il aime le lourd secret qui le ronge? Ne risque-t-il pas de tout perdre? D'autant plus que son passé pourrait lui exploser en plein visage quand il apprend qu'il va devoir retrouver Pan, un jeune enfant noir qui travaillait chez lui et qui s'est fait kidnapper afin de le vendre comme esclave. Bref, que de péripéties pour notre héros qui devra surmonter ses peurs.

A côté de ce personnage tourne une série  d'autres qu'il nous est impossible de ne pas apprendre à apprécier. Les parents adoptifs de James dans un premier temps, Robert son plus fidèle valet, Henry qui lui a sauvé la vie quand il était un jeune adolescent qui venait d'arriver en ville et qui fuyait une mort certaine... Et tellement d'autres. Je dois avouer que les personnages ont été le point le plus fort  de ce roman parce qu'on ne pouvait s'empêcher de s'attacher à eux, ils ont tous (ou presque) cette part d'humanité attendrissante. A côté de ça, nous en retrouvons d'autres détestables, intraitables envers les noirs, les traitant comme des animaux, voire pire, comme des insectes qui ne méritent aucune forme de compassion ou d'intérêt. 

Ce roman ne nous épargne rien, il met en évidence la vie de ces personnes de couleurs, l'horreur parfois de leur quotidien, la maltraitance qu'ils ont dû subir parce que certains hommes ont proclamé qu'ils ne méritaient pas d'être considérés comme des êtres humains.Ce que j'aime dans ce genre de roman, c'est qu'il remet les choses en perspective, nous ne devons pas oublier ce passé, il a existé et des choses atroces ont été commises. Et puis il y a l'espoir qui transparait intensément ici. L'espoir que sur notre route on pourra rencontrer des gens qui se rebelleront contre les dictats de l'époque, l'espoir de trouver la force d'avancer, l'espoir tout simplement d'espérer un meilleur avenir et de ne pas baisser les bras. Ce livre est beau, ce livre est émouvant, ce livre est plein d'humanité, ce livre raconte la vie, une vie, des vies, un passé, un présent, un futur, des préoccupations de hier mais aussi d'aujourd'hui...

mardi 19 juillet 2016

Update lecture #6


Une vie à t'attendre (3.5/5) : La première chose qui m'a frappée dans ce roman, c'est l'écriture que j'ai trouvée très poétique et cela m'a beaucoup plu, même si ça n'aide pas spécialement à s'attacher aux personnages. Ce dont je n'ai pas eu besoin puisque l'héroïne m'a profondément touchée dans son mal-être, lié à la disparition de ses parents quand elle était toute jeune. Par contre, si la deuxième partie m'a paru plus travaillée, j'ai eu un peu de mal avec la première partie qui jouait trop sur différents plans, de manière parfois assez abrupte. Certains passages m'ont paru sans intérêt, je ne m'y retrouvais donc pas toujours. Mais plus l'histoire avançait et plus je me plaisais à découvrir ce que tout cela cachait (bien qu'à un moment, j'ai eu un peur de ce que le dénouement serait, heureusement on peut être trompé aussi en littérature). Et même si j'ai trouvé l'ensemble un peu rapide, surtout les moments de résolution, je dois dire que la fin m'a vraiment touchée. Je l'ai trouvé belle et pleine d'espoir...




Red Rising (3/5) : Devant l'appel passionné des gens qui ont lu ce roman, je me suis jetée à corps perdu dedans, sûre qu'il devrait me plaire également. Une fois de plus, je me suis bien rendu compte que l'opinion unanime et moi, nous n'étions pas franchement amis et j'ai terminé ce roman avec soulagement. Pour être claire, ce roman a d'indéniables qualités, que je ne peux absolument pas niées (oui oui, c'est un pléonasme, je sais, mais il fallait que j'insiste sur ce point) : le monde imaginé y est dense, intéressant, bien mené... Je me suis également beaucoup attachée au personnage principal et à d'autres plus secondaires, mais tout aussi forts en caractère et il y a vraiment une large palette de personnages diversifiés, intéressants et intrigants. Par contre, j'ai eu beaucoup beaucoup de mal avec la partie "guerre" entre les clans dans l'institut, partie qui prend environ la moitié du roman. Je passais des chapitres entiers, lisant une phrase de temps en temps, histoire de m'assurer que je ne manquais rien qui pourrait m'intéresser ou avoir un impact important pour la suite. Toutes ces stratégies, ces scènes d'observation de l'autre camp, etc. ne m'ont absolument pas interpellée, bien au contraire elles ont provoqué en moi un profond ennui. J'en suis bien désolée puisque toute la première partie du roman m'avait beaucoup plu.






Complètement cramé (3.5/5) : Ce roman, c'est typiquement le genre qu'on aime lire en été, feel-good avec plein de bons sentiments, des personnages attendrissants, etc. Je me suis jetée dessus parce que j'avais entendu qu'il était très drôle et que cela parlait d'un Anglais qui devenait majordome dans un manoir français et que j'ai toujours eu un faible pour les relations maîtres/serviteurs. Pour le côté hilarant, oui j'ai trouvé certains passages très drôles, n'empêche que je m'attendais à plus d'humour encore, pour le coup j'ai été un peu déçue. En outre, je n'étais pas toujours d'accord sur certains faits posés dans ce récit. Je vous donne l'exemple dont je me rappelle le mieux (bien qu'il y en avait d'autres qui m'ont laissée perplexe), notre majordome anglais explique qu'en Angleterre, les chambres des domestiques sont tout en bas alors qu'en France elles sont tout en haut. J'ai pu vérifier cette théorie directement puisque quand je lisais ce roman, j'effectuais un voyage en Angleterre et nous avons visité des châteaux. A chaque fois, comme il me semblait être le cas, les chambres des domestiques étaient dans les combles, ce qui me paraissait logique. Ok vous allez me dire que ce n'est pas très important, n'empêche moi ça me perturbe dans ma lecture et j'accorde du coup difficilement de crédit à ce genre de roman. Au-delà de ça, l'histoire était vraiment plaisante et c'était un plaisir de suivre ces personnages "vrais" et leur évolution. Le message délivré dans ce roman est beau et cela fait du bien de temps en temps de ce dire qu'il y a toujours moyen de voir la lumière au bout du tunnel !

mercredi 24 février 2016

Update lecture #4



 1. J'ai mis 4.5/5 à ce roman pour un détail qui va probablement paraitre absurde pour certains, mais je n'ai pas pu y faire abstraction. J'ai vraiment adoré cette lecture, les personnages, l'ambiance... surtout cette immersion dans un asile psychiatrique des années 50, remettant en question les pratiques de cette époque. Mon seul bémol va être compliqué à expliquer puisqu'il concerne la toute fin, en vérité la dernière phrase du roman que je n'ai pu m'empêcher de mettre en lien avec le film. Dans le film, le personnage principal rajoute une simple phrase mais qui pour moi offre une dimension exceptionnelle à cette histoire parce qu'elle nous fait réfléchir beaucoup plus loin, elle nous permet d'accéder à une interprétation peut-être complètement subjective mais je l'ai trouvée essentielle. En fait, elle ne se retrouve pas du tout dans le roman alors que je l'y attendais et j'en ai ressenti le cruel manque. Difficile d'être claire puisque ce roman repose sur un retournement final juste génial et que je ne voudrais pas vous le gâcher. Mais ceux qui ont lu le livre et vu le film, pourront peut-être me comprendre.





2. Aaah mais quel fraicheur dans ce roman que j'ai noté 5/5. J'ai pris du temps à le lire parce que j'avais entendu pas mal de critiques et pourtant j'ai adoré m'y plonger, j'ai adoré chaque jour retrouver des personnages si attachants que j'avais l'impression d'être dans la pièce avec eux, d'être assise sur un rocking chair à les entendre papoter, à boire du thé glacé en leur compagnie et à sentir la chaleur du soleil sur mon corps. De toute façon, le cadre spatio-temporel ne pouvait que combler mes attentes puisqu'une fois n'est pas coutume j'ai adoré me retrouver dans cette petite ville du sud des Etats-Unis dans les années 30. J'ai été assez troublée par le contexte de ségrégation absolument pas présent dans ce roman par contre, mais l'histoire m'a tellement embarquée que j'ai fini par m'y faire (toutefois, à certains moments et notamment grâce à la narratrice, j'ai un peu retrouvé la voix dans Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur et l'analogie m'a beaucoup plu). En outre, peu de secret ici, pourtant annoncé dans le titre, c'était clair dès les premières mentions du fameux mystère que les faits s'étaient déroulés de cette manière. Et j'aurais pu en être déçue, pourtant pas du tout parce que j'ai vraiment eu l'impression que les personnages portaient tout le poids du roman sur les épaules et ça m'a largement suffit. Une vraie pépite !





3. Comment passer à côté d'un Benjamin Lacombe? Sa réputation n'est bien sûr plus à faire et le travail de graphisme réalisé dans cet ouvrage est juste impressionnant. Les illustrations sont magnifiques et tous les "accessoires" présents donnaient un souffle de vie, j'avais vraiment l'impression qu'ils étaient en trois dimensions, que j'avais en mains les articles de journaux, les prospectus, etc. J'ai beaucoup aimé l'idée bien que je pensais au début que les véritables légendes étaient proposées (alors que clairement non, il suffit de lire la partie sur Mona Lisa pour le comprendre) et quelques informations supplémentaires n'auraient clairement pas été de trop. Mais le graphisme magnifique l'emporte largement sur ces quelques petits défauts.

mercredi 30 septembre 2015

Le mystérieux secret de Jane Austen : 1.5/5

Je n'ai vraiment pas envie d'être dure avec ce roman et encore moins avec l'auteur qui m'a l'air tellement sympathique, mais je me dois d'exprimer ce qui ne m'a pas plu, autant pour moi, que pour les lecteurs, que pour l'auteur elle-même, qui j'en suis sûre comprendra mon désarroi.



J'ai été très troublée par cette lecture et je dois avouer que j'ai même failli l'arrêter plus d'une fois, mais il est vrai que rentrer dans le monde de Jane Austen me procure toujours autant de joie, toutefois de nombreux choix dans ce roman m'ont laissée perplexe. 

Tout d'abord, il m'a été vraiment difficile de retrouver Jane Austen dans cette écriture et dans ces pensées. Personnellement, je ne l'imagine pas du tout parler de cette manière un peu (beaucoup) niaise, dévoiler autant ses sentiments sur un homme qu'elle vient tout juste d'apercevoir... La femme de ce roman est loin de correspondre pour moi à l'image que je me suis faite de Jane Austen à travers ses romans et sa vie et ce fut mon premier point négatif.

Ensuite, j'ai trouvé que tout était trop superficiel, on ne fait que survoler les événements dans la première partie du roman et j'ai trouvé ça tellement dommage. J'avais l'impression que l'auteur voulait parler de l'entièreté du parcours de Jane, pourtant il y avait des passages sans aucun intérêt. Un exemple simple : Jane dit qu'elle doit quitter sa famille pour quelque temps, pour ensuite nous dire qu'elle ne veut pas nous en parler parce que cela n'avait aucun intérêt... heu? pourquoi apporter alors cette information inutile et qui n'apporte rien? Ici, on ne fait que survoler la vie de Jane et personnellement je ne comprends pas du tout ce choix. Il y a des moments qui méritaient tellement plus d'attention : les rendez-vous avec Lefroy, la mort du fiancé de Cassandre qui n'est que cité... Du coup, je n'ai ressenti absolument aucune émotion.

Quant à la seconde partie, à l'image de la Jane décrite dans ce roman, je l'ai trouvée un peu niaise et d'un romantisme complètement gnangnan. Plusieurs passages m'ont fait lever les yeux au ciel d'exaspération à cause de phrases toutes faites et d'événements tellement stéréotypés et attendus. Nous sommes vraiment face à une romance peu subtile et si facile que ça m'a très vite lassée. Hélas ! l'écriture n'a fait que renforcer ce sentiment puisque je l'ai trouvée très simple, peu recherchée et très peu fluide à mon goût. En outre, j'ai trouvé quelques erreurs de tournures de phrase qui m'ont assez dérangée tant elles étaient flagrantes.

Enfin, j'ai vraiment bien aimé l'idée développée dans ce roman, je pense que cela aurait réellement pu aboutir à quelque chose de très bien. Mais encore une fois, j'ai relevé un défaut de taille pour moi. Jane Austen se retrouve au 21ème siècle, pourtant à part quelques mentions très courtes, son adaptation dans un paysage tout à fait nouveau dans des milliers de domaines semble si facile et si peu déstabilisant que justement, pour le lecteur, cela ne peut être que déstabilisant.


C'est donc avec pas mal de déception que j'ai terminé ce roman, supprimant en conséquence les autres romans de l'auteur que j'avais placés dans ma wishlist. Il me semble que cela ne sert à rien de réitérer l'expérience, préférant laisser les commentaires de ses romans à des gens qui les apprécieront bien plus que moi...

dimanche 2 août 2015

Confessions d'une fan de Jane Austen : 1.5/5

... Ou la stupidité faite femme !


Avec ce titre, vous vous en doutez, je n'ai absolument pas aimé ce roman pour une simple et bonne raison : l'héroïne m'a tout simplement agacée par sa stupidité.

Pourtant, ce roman avait énormément de potentiel. Rien que l'idée m'a tout de suite séduite : une femme du XXIème siècle, grande amatrice des romans de Jane Austen, se retrouve dans le corps d'une fille à l'époque de son écrivaine préférée. Disons que c'est le genre de situation dans laquelle j'aurais adoré me retrouver. Mais ne rêvons pas, il n'y a que peu de chance que cela m'arrive un jour. 

Ce que j'ai également apprécié c'est quelque chose que Courtney (l'héroïne donc) a elle-même soulevée : dans les romans d'époque on ne parle jamais de détails qui pourtant sont historiquement intéressants, en l’occurrence ici "qu'est-ce que les femmes faisaient quand elles avaient leurs règles" ? ou autre question d'hygiène.

Malgré cette base plutôt solide et intéressante, Courtney m'a complètement exaspérée. Le problème principal ici est que cette femme est une fan (comme l'indique le titre) de Jane Austen qui a lu plusieurs fois les oeuvres de Jane Austen, qui a même vu les adaptations en films ou en séries, etc. Alors pourquoi a-t-elle l'air tellement stupide et n'arrive-t-elle pas à jouer le jeu de l'époque? Elle parle aux hommes et aux femmes comme la femme du XXIème siècle, elle parle de leur pudeur excessive, elle ne connait rien à la bienséance de l'époque, etc. J'ai trouvé cela parfaitement incohérent. Ou alors Courtney n'a lu les romans de Jane Austen que pour les histoires d'amour et est complètement passée à côté de l'essentiel, je ne sais pas, mais c'était plutôt raté de la part de l'auteur, selon moi. D'autant plus que Courtney incarne vraiment le stéréotype de la femme stupide, gnangnan, qui ne voit sa vie qu'à travers le regard des hommes... Bref l'antithèse d'une femme forte et intelligente qu'il manque un peu trop dans la littérature. Personnellement, j'ai du mal à concevoir qu'une romancière puisse développer un personnage féminin aussi insultant pour la femme...

Outre cet anti-féminisme flagrant (peut-être l'écrivaine a-t-elle tout simplement une image particulièrement négative des femmes), une question demeure : Pourquoi n'avoir pas pris un personnage lambda, dans ce cas, qui ne connaissait absolument rien de l'époque et qui découvre avec un réel choc les émois à cette époque? Cette incohérence a vraiment gâché ma lecture et j'ai trouvé l'héroïne du roman parallèle à celui-ci (Tribulations d'une fan de Jane Austen) bien plus intéressante et beaucoup moins cruche. Dommage !


jeudi 9 avril 2015

Il est de retour : 4/5

L'idée m'a tout de suite plu : Comment réagirait Hitler s'il voyait ce qu'est devenue l'Allemagne aujourd'hui? Et surtout que pourrait-il apporter en terme d'audimat s'il présentait une émission télévisée? 




Un peu curieuse, j'ai été voir l'avis des gens sur Babelio concernant ce roman et j'en suis restée perplexe. La question qui revenait le plus souvent dans leur critique était : "peut-on rire de tout?" La plupart répondant non catégoriquement. Mais honnêtement, je pense que ce n'est pas du tout la question que l'on doit se poser par rapport à ce livre. Pour moi, ce livre, c'est un peu comme La vague : c'est une prise de conscience, nous ne sommes à l'abri de rien.  Oui, bien entendu, il y a de l'humour, le contexte de ce roman s'y prête parfaitement. Et oui j'ai assez bien rigolé dans certaines situations où le "Hitler ressuscité" faisait face à des choses qu'il ne connaissait absolument pas du tout, ce qui rend ses répliques assez cocasses. Mais au-delà de ça j'ai trouvé ce livre beaucoup plus tragique que comique. D'où mon incompréhension face à ces critiques pourtant nombreuses.



Pour moi, en tout cas, ce livre a été bien mené. Suivre le fil des idées de Hitler sur l'Allemagne aujourd'hui, mais aussi le monde politique en général, les nouvelles technologies, les gens, etc. j'ai trouvé ça assez bien fait. Parfois, j'ai été un peu étonnée par certaines réactions du Führer, je n'arrivais pas à l'imaginer de cette manière, d'autres fois, et surtout quand il s'en prenait aux gens, je reconnaissais vraiment l'homme dont j'avais l'image en tête. Réfléchi, intelligent, beau parleur, mais aussi colérique et cassant. Bref, le personnage en lui-même offrait une personnalité intéressante et assez réaliste.

Par contre, j'ai été moins convaincue par le phénomène "émission télévisée". Je n'ai pas trouvé cela très fourni. Tout le marketing autour était très réfléchi, très marquant et très visuel (publicité, interview, site web, mise en place du concept, etc.). Mais je suis restée un peu sur ma faim, j'aurais aimé me rendre davantage compte de cette émission, comme si j'y avais été présente. En tout, on n'a assisté qu'à trois petites représentations du Führer que j'ai trouvées un peu "bateau", comme un cheveu dans la soupe. Et franchement, c'était bien dommage que cette exploitation n'ait pas été plus loin.

Mais le plus important ici, c'est clairement la réaction des gens. Toute une masse qui se retrouve (encore une fois) derrière un homme de cette trempe alors qu'ils connaissaient les conséquences de son précédent passage. On n'a pas lu beaucoup de réactions négatives, l'auteur s'étant plutôt penché sur les réactions positives. Et en un sens, je trouve ça très bien, parce que ça nous montre que peu importe le passé, si on ne réfléchit pas davantage, dans une époque où le nationalisme renait peu à peu de ses cendres, on peut très bien retomber dans les travers d'autrefois. Et d'un côté, cela fait très peur. Surtout quand on lit cette fin, qui au début, ne m'avait pas paru adéquate, alors qu'après en y réfléchissant, c'est encore plus parlant, plus "impactant" (si je puis dire). Bref, pari tenu pour ce roman !

dimanche 15 mars 2015

Trois raisons de savourer La bibliothèque des coeurs cabossés ! (4.5/5)




1) Parce que les petites villes américaines où tout le monde se connait, qui ont leurs propres traditions, leurs propres fêtes, leurs propres manières de vivre, leurs petits commerces... m'ont toujours fait rêver. Depuis la découverte de la série Gilmore Girls et la très célèbre ville de Stars Hollow, je rêve de vivre dans ce genre d'endroit, très peu peuplé, mais où tout le monde s'entend et chaque petite soirée permet de réunir toute la ville ! Dans la Bibliothèque des coeurs cabossés je retrouve exactement cette ambiance qui me plait tant !


2) Parce qu'on retrouve tous les types de personnages qu'on aime bien, surtout chez les personnages secondaires : le meilleur ami gay, la vieille dame que tout le monde aime, la serveuse un peu rentre-dedans mais tellement touchante, la rabat-joie, la fille (beaucoup trop) optimiste... Bref une ribambelle de personnages que l'on voudrait croiser sur sa route.


 3) Parce que les livres qui parlent de livres, c'est encore plus de plaisir, on en découvre peut-être de nouveau, on se plait à en reconnaitre quelques uns... L'amour des livres se ressent énormément dans ce bouquin. Alors comment ne pas l'apprécier ?

mardi 30 décembre 2014

Sous les couvertures de Bernard Guillot

Il va être très difficile pour moi de parler de ce roman. Outre le fait que je n'ai éprouvé pratiquement aucun plaisir à le lire, j'ai l'impression qu'il n'y a presque rien à en dire. Loin de moi l'envie d'être dure avec ce roman et cet auteur qui a voulu parler d'un sujet qui me touche beaucoup (celui de l’essoufflement du roman), je ne peux toutefois pas donner un avis contraire à ce que j'ai ressenti.

Tout d'abord, ce roman ne laisse aucune attache. Il n'y pas vraiment un personnage intéressant à suivre, auquel on pourrait s'identifier ou apprendre à apprécier ou aimer les péripéties... Les personnages "réels" sont complètement secondaires, d'ailleurs à part dans le dernier chapitre (c'est-à-dire les deux dernières pages) je ne leur ai pas vraiment trouvé d'intérêt. 

Alors de quoi parle ce roman? Des livres. Et croyez-moi je ne l'ai pas choisi au hasard. J'adore les romans qui parlent de livres... mais pas de cette manière. Les romans qui prennent vie et qui essayent de prendre la place des Bestsellers et ce pendant plus d'une centaine de pages, j'ai trouvé ça d'un ennui mortel à tel point que ne pouvant pas abandonner ce roman puisque je l'ai reçu dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire, j'ai lu certaines parties en diagonale. 

En fait, ce roman parle de sujets que l'on connait déjà fort bien, nous amoureux des livres, de la littérature... Or il en parle durant 170 pages et j'avais l'impression de lire toujours la même chose. Je doute vraiment que des personnes qui ne sont pas des lecteurs assidus, qui lisent par loisir de temps à autre certains bestsellers dont ils entendent parler, qu'ils reçoivent, etc. pourraient un jour "tomber" sur ce roman. Toutefois, il me semble que c'est davantage à ce genre de personne qu'ils devraient parler.

Oui, j'aime le livre papier, non je ne pourrai jamais me faire au livre numérique, oui j'aime bien fouiner des heures dans une librairie pour trouver ce roman dont personne ne parle mais qui me plaira bien plus que les derniers romans à la mode... Alors oui ce roman ne m'a pas touchée, oui il ne m'a rien appris, oui j'ai peut-être souri une ou deux fois, mais je ne m'attendais pas du tout à ça. Ce que je voulais c'est que ce cher  libraire me parle des livres, de son amour pour eux, de ce qu'ils lui ont apporté. Cette petite "métaphore" qui a permis aux bouquins de prendre vie, de se parler entre eux, de mener leur combat était un parti pris qui hélas! ne m'a pas du tout convaincue.

Est-ce bien utile de m'étendre davantage sur ce roman? Je pense que tout a été dit et qu'il ne sert à rien de parler longuement d'un sujet peu intéressant. Maintenant si ce livre a su toucher des personnes, j'en serai bien entendu ravie puisqu'il touche tout de même à un point sensible pour tout amoureux des mots et des histoires que nous sommes, blogueurs littéraires...

Note : 5/20



Je remercie Priceminister de nous avoir permis une année de plus de découvrir les romans de la rentrée littéraire 
grâce à leurs désormais célèbres Matchs de la rentrée :)

dimanche 20 juillet 2014

Le sang des éditeurs : 3.5/5

En lisant le prologue, je me suis dit : ce roman sera un chef d'œuvre. Tout y était, une description particulièrement bien menée, un personnage des plus sadiques, une écriture crue et directe, une scène impressionnante qui entre directement dans le vif du sujet... Bref, c'est presque époustouflée et impatiente que j'ai entamé la première partie.





Directement moins emballée, j'ai découvert un personnage exécrable, égocentrique, macho, creux, inintéressant... bref LE anti-héros par excellence. J'avais envie de le gifler, de le secouer ! En outre, les petites scènes furtives, sans intérêt, décrivant des épisodes de sa vie, ne me plaisent pas davantage et m'ennuient profondément. Mais il fallait planter le décor, c'était fait.

Surtout que petit à petit, cela devenait davantage intéressant. Notre anti-héros se révolte, exulte sa rage, oublie les non-dits, déverse sa haine, ses pensées profondes... et tout cela avec une écriture que j'ai particulièrement appréciée. Une écriture fluide, qui va droit au but, utilisant un langage tantôt posé, tantôt virulent.  

Tout cela annonçait la seconde partie, celle des meurtres, celle de la vengeance de notre anti-héros qui n'a pas réussi à se faire une place en tant qu'écrivain. Mais son acte ne représente pas un acte de lâcheté, plutôt un acte de rébellion, prouvant les travers de ce monde (impitoyable) qu'est celui de l'édition ! Selon lui, du moins.

Ainsi, l'envers du décor a particulièrement retenu mon attention. Le monde de l'édition est un monde compliqué dans lequel il n'est pas aisé de se faire une place, monde cruel qui participe à la désillusion de beaucoup d'écrivains désireux de partager une histoire, une plume, ou tout un monde. Chacune des allusions à l'édition m'a interpellée et intéressée et plusieurs fois je me suis surprise à hocher la tête comprenant l'une et l'autre partie.

A la fin, j'ai presque eu pitié de ce Théophile. La lettre finale m'a parue vraie et sans pitié (mais dans le bon sens du terme puisque c'est exactement ce qu'il fallait pour termine je pense). Et sa folie m'a un peu attendrie, malgré que je l'avais détesté pratiquement tout au long du roman.

Pour terminer, je voudrais juste dire que la mise en abime présente dans ce roman m'a beaucoup plu, j'ai trouvé cela plutôt bien mené et a donné un dernier aspect intéressant au roman.





Un grand merci à Babelio et aux éditions Pascal Galodé pour cette découverte !
 

mercredi 16 juillet 2014

Trois raisons de lire Le donjon du bourreau : 4/5



1. Il me semble que la raison la plus évidente est l'ambiance du roman. J'ai réellement été transportée dans le Londres du 14ème siècle et j'ai trouvé ça très agréable. Le roman me semblait assez bien documenté et j'ai apprécié traverser les rues le long de la Tamise, découvrir des aspects de la tour de Londres, son fonctionnement à l'époque, l'hygiène déplorable d'une grande ville, etc.

2. Les personnages sont attachants. Je dois avouer que je ne m'y attendais pas spécialement pour un roman de ce type. Pourtant, j'ai été assez charmée par ces deux hommes, le Frère Athelstan et le coroner Sir Jonh, qui ne sont pas deux personnages de surface, mais ont leur propres vices, ce qui les rend d'autant plus humains. Du coup, bien entendu, c'est avec plaisir que je suivrai leurs prochaines aventures.

3. Enfin l'histoire avait tout pour me plaire. Le gouverneur de la Tour de Londres se fait tuer dans une espèce de huit-clos. D'où vient le tueur? est bien entendu la première question que se posent les deux enquêteurs. J'ai franchement apprécié le dénouement qui ne manque pas d'une certaine recherche. De plus, certains personnages secondaires ont apporté ce petit plus qui rend toute histoire plus agréable à lire...

jeudi 24 avril 2014

Une saison à Longbourn : 4/5

"Dans ce roman, il s'agit d'un savant mélange entre Orgueil et préjugés et Dowton abbey".

Bien entendu, il n'en fallait pas plus pour me convaincre étant donné mon attachement aux œuvres de Jane Austen et mon amour pour les séries dans le genre de Dowton abbey qui font intervenir les relations entre domestiques et maîtres.


Dès les premières lignes, l'écriture jouant un rôle primordial, on sait qu'on n'aura pas affaire à la médiocrité de certaines productions para-austeniennes. On comprend aisément qu'il y aura plus de complexité, plus de recherche. Et c'est exactement ce que l'auteur nous a offert : des éléments historiques, des descriptions particulièrement détaillées des tâches accomplies par les domestiques (une ou deux fois, peut-être un peu trop détaillées), un retour auprès de la famille Bennet qui nous est si chère, et également une (ou plusieurs) histoire(s) d'amour (parce que oui, il en faut toujours une).

Le début est tout de même un peu "rude". On entre directement dans de longues descriptions, on ne repère pas encore bien les personnages. Et puis, il y a cette Sarah qui sort du lot, cette Sarah dont on suit les aventures amoureuses et les désirs d'émancipation. J'ai beaucoup aimé ce personnage qui va assez droit au but parfois sans y avoir réfléchi, parfois en ayant pesé quelque peu le pour et le contre mais sans savoir réellement où cela va la mener. J'ai aimé sa détermination, son envie d'autre chose, ses relations avec les filles Bennet, etc.

En fait, les domestiques sont assez bien réussis, tous autant qu'ils sont, ils ont leur secret que l'on découvrira au fur et à mesure, ils ont leur espoir, leur dignité... J'ai un peu moins adhéré aux personnages de la famille Bennet. Dans un sens, je les ai appréciés avec leur maladresse, leurs défauts, leurs bizarreries mais aussi ce côté un peu plus touchant qu'on peut distinguer chez eux. Tout ça mis à part, je n'ai pas spécialement reconnu en chacun d'eux les personnages de l'œuvre de Jane Austen et c'est là, le seul point qui m'a le plus désappointé. Au final, j'ai fait abstraction du fait que ce devrait être les caractères peints par notre chère écrivaine et j'ai réussi dès lors à les apprécier à leur juste valeur.

Bien entendu, l'histoire, elle, suit celle d'Orgueil et préjugés, par de petits allusions, on arrive à se situer dans le roman original. Mais cette fois-ci, tout est décrit du point de vue des domestiques. Ainsi, tout ce qu'ils ne voient pas ou n'entendent pas n'est pas rapporté. Par contre, ce qu'ils doivent accomplir lorsque les filles se rendent à des bals, les tâches qui leur sont attribuées quand les Bennet reçoivent des invités, ... tout est raconté, expliqué pour notre plus grand bonheur. L'idée de Jo Baker fait vraiment mouche et est assez bien menée.

Ainsi, que vous dire, à part plongez-y les yeux fermés et appréciez ce retour dans l'Angleterre victorienne, sous un regard tout à fait frais et intrigant .




Un grand merci aux éditions Stock qui m'ont permis de découvrir ce roman,  
et plus particulièrement à Amandine ! :)

jeudi 20 mars 2014

Le secret des rois : 2/5

Comme promis sur Facebook, je reviens avec un roman qui m'a profondément ennuyée et énervée.



En grande fan de l'époque des Tudors, je ne peux m'empêcher de me jeter littéralement sur un roman qui en parle. Mais parfois apparemment, il vaut mieux s'abstenir.

Comment vous dire toute la supercherie de ce roman?

Tout d'abord, les faits qu'il relate à propos des Tudors sont tellement basiques que je doute que beaucoup de personnes apprennent quelque chose de cette époque grâce à Steve Berry.

Ensuite, basé tout son roman sur une théorie complètement saugrenue (et je pèse mes mots) me révolte un peu. Bon, bien entendu mon but n'est pas de vous spoiler si vous désirez le lire donc je ne peux pas m'exprimer longuement sur ce sujet. Mais croyez-moi, j'ai rarement entendu de telles divagations à propos de notre chère Elizabeth Ière. Surtout que certains des faits sur lesquels ils se basent sont totalement faux ou du moins non vérifiables.

Enfin, 500 pages de course-poursuite presque constante, coupées de temps en temps de minimes faits "historiques" ça finit par vous lasser. Finalement, je passais des pages entières de "suspense" (tout est relatif) ne voyant pas trop l'intérêt de lire autant de passages d'action qui se ressemblaient au final presque tous.



Ridicule, presque risible... Vous l'avez compris, je ne vous conseille absolument pas cette lecture, qui m'a fait perdre mon temps. La note, c'est uniquement parce que Steve Berry a eu le bon sens de parler des Tudors. Maintenant, ce qu'il en a fait... c'est une autre histoire.



mercredi 6 novembre 2013

Tel Aviv suspects : 3,5/5

Au dernier "masse critique" organisé par Babelio, je suis tombée sur ce bouquin qui m'inspirait pas mal de bonnes choses. Pourtant, c'est sur un ton plutôt mitigé que j'ai refermé ce roman.



 
En fait, pour tout vous dire, j'ai espéré, au vu du titre, que l'auteur nous ferait voyager en Israël, pays qui m'est assez cher, puisque j'y vais chaque année. Toutefois, le roman aurait pu s'appeler New York suspects, ou que sais-je encore, que ça n'aurait pas changé grand chose, et c'est ce qui m'a, en réalité, le plus déçue. Rien sur cette culture un peu différente de la nôtre, juste quelques mots disséminés par-ci par-là (et encore, je pense que c'était le même qui revenait à chaque fois) et une rapide incursion en territoires occupés.

Toutefois, dès les premières pages, j'ai été entraînée par l'histoire grâce à une écriture fluide et plaisante qui nous plongeait directement au cœur de l'action : un premier viol dans un quartier calme de Tel Aviv. Une enquête qui piétine, un homme accusé à tort, des erreurs judiciaires... Bref vous avez là le schéma stéréotypé du roman policier, ce qui ne m'a pas franchement dérangée étant donné que c'était assez bien mené. Et puis, arrivée à la fin, j'ai trouvé ça beaucoup trop rapide, et certainement pas suffisamment dans le détail. Je ne crois pas avoir réellement compris le pourquoi du comment.

Concernant l'histoire en parallèle (ne me demandez pas de vous donner les noms des protagonistes, j'en serais incapable, c'était probablement la seule chose nous rapprochant de cette culture dans ce roman), je dois avouer que c'était un peu trop malchance sur malchance (ce que je déteste) pour se finir finalement en une espère de happy end, certes que j'ai quand même apprécié lire, mais sans plus.

Il faut dire qu'il a été plutôt difficile de m'attacher vraiment à l'un ou l'autre personnage. En fait, dans ce roman, nous rencontrons pas mal de gens. Ce qui a été plutôt bien mené, c'est le fait qu'à chaque fois qu'on rencontrait quelqu'un de nouveau, le chapitre suivant lui était consacré, comprenant quelque peu la psychologie du personnage. Mais voilà, moi j'ai besoin de m'attacher à un personnage pour en apprécier les aventures et j'avoue qu'ici j'ai quand même eu du mal, même s'il y a deux "héros" plus importants que les autres qui devraient l'emporter.



En bref, ce ne fut pas le coup de cœur de l'année, mais une histoire assez agréable à lire, avec ses rebondissements et sa galerie de personnages assez intéressants.



Merci à Babelio et aux éditions Les Escales pour cette découverte. 
 

lundi 7 octobre 2013

La scène des souvenirs : 4,5/5

Je reviens vers vous pour une nouvelle chronique et avec un (presque) coup de cœur !
 
Kate Morton ne cesse de m'impressionner. Alors que j'avais déjà lu deux romans d'elle auparavant, je ne savais pas vraiment si elle arriverait encore à m'étonner. A présent, je peux dire avec certitude qu'elle pourrait bien devenir l'un de mes auteurs préférés.


 
 
Et pourtant... le début m'a paru très lent, rythmé par des descriptions ou des anecdotes que je qualifierais quasi d'inintéressants, du moins n'apportant pas grand chose à l'intrigue.
 
Laurie, célèbre comédienne, retourne auprès des siens lorsqu'elle apprend que sa mère est atteinte d'une maladie incurable. En découvrant une photographie datant des années 1941 sur laquelle pose sa mère, elle se remémore un fait qui a troublé sa jeunesse mais qu'elle avait enfoui dans sa mémoire. Elle décide alors de déterrer le passé de sa mère, de découvrir ce qui est réellement arrivé cet été au début des années 60.
 
Vous l'aurez compris, c'est un véritable voyage à travers le temps qui a lieu ici : des années 20 au années 2011, une série d'événements vont confluer vers ce coup de théâtre dont Laurie fut témoin. Petit à petit, elle découvre la vérité, presque au même rythme que nous. Et qui aurait pu croire à une fin pareille? J'avais tout imaginé, je me disais déjà "oui, pas mal, intéressant, mais presque prévisible". J'étais bien loin de me douter que la VRAIE révélation ne m'attendait que quelques pages plus loin.
 
Même si je ne me suis pas franchement attachée plus que ça à la Laurie des années 2000, j'ai trouvé les personnages de Dorothy, Vivien et Jimmy bien plus intéressants (de toute façon Laurie n'est qu'un prétexte à ressortir le passé, et malgré une scène finale quelque peu émotive avec sa mère bien que trop courte, son rôle s'arrête là). J'ai aimé voir ces trois personnages évolués et révéler leur vrai visage. Et les liens qu'ils tissent ou non m'ont paru réalistes et plutôt bien décrits.


Ainsi, bien que ce roman me semble un peu longuet quelque fois s'attardant sur des descriptions  inutiles, il ravira toutefois les lecteurs assidus des secrets familiaux :).
 

mercredi 18 septembre 2013

En bref... mes dernières lectures 2 !

Le prisonnier du ciel
 
 
J'avais adoré L'ombre du vent et détesté Le jeu de l'ange que je n'avais d'ailleurs pas lu en entier. Cette fois-ci Zafon m'a à nouveau plu. Une écriture fluide et plaisante (du moins pour la traduction), des personnages plus attachants et une histoire assez mystérieuse. Je n'ai cependant pas trouvé que la trame était particulièrement étoffée, mais c'était simple, droit au but et efficace...




Les larmes du diable
 
 
Dans ce deuxième tome, notre ami Matthew, l'avocat bossu, se retrouve face à deux histoires à élucider. L'une lui a été confiée directement pas Cromwell qui, pour regagner les faveurs du roi Henry VIII (et oui encore lui!), doit trouver le feu grégeois. Si j'ai particulièrement adoré suivre la première enquête concernant l'emprisonnement d'une jeune fille accusée d'avoir tué son cousin, la seconde portant sur les larmes du diable, m'a légèrement moins emballée. Toutefois, Sansom a ce style accrocheur qui me plaît toujours autant et il sait nous garder en haleine de la première à (l'avant-)dernière page.




Les âges sombres
 
 
Après avoir adoré le style très sombre de Karen Maitland dans La compagnie des menteurs, il me fallait absolument découvrir son dernier roman. Toutefois, c'est avec un brin moins d'enthousiasme que je l'ai refermé. La trame promettait pourtant de grandes choses : dans un village en Angleterre en plein Moyen-Âge, une société de béguines viennent s'installer. Mais très vite, on les accuse d'être la cause de tous les maux qui accablent les villageois. Même si l'ambiance noire et moyenâgeuse y étaient, même si les personnages étaient diversifiés et avaient chacun un rôle au cœur même de l'intrigue, je n'ai pas réussi à me laisser complètement emportée par ce récit. Et il a été assez compliqué pour moi de m'attacher à l'un ou l'autre des personnages de ce roman choral. De plus, l'intrigue particulièrement lente a pris beaucoup de temps à démarrer. Je pense que ce roman aurait pu être un très bon thriller historique si seulement les événements et les personnages étaient plus marqués !




 
Sanditon
 
 
Après avoir dévoré tous les Jane Austen, j'avais envie de découvrir celui-ci, même si ce n'est pas notre chère Jane qui l'a achevé, mais bien une autre dame. Jane n'a d'ailleurs pas eu l'occasion d'écrire une grande partie de ce roman, mais elle a posé la trame, il ne restait plus qu'à lui rendre honneur. Et je pense que le pari a été réussi. J'ai aimé découvrir la galerie de personnages qu'on peut retrouver dans n'importe quel roman de Jane, j'ai lu l'intrigue finale en me disant que notre auteure anglaise aurait très bien pu l'écrire elle-même, ce genre de situation étant particulièrement son genre. De plus, l'auteure qui a terminé cette histoire nous peint tel que Jane le faisait cette société anglaise du XIXème siècle... Bref, cette suite a été écrite dans le respect de cette auteure que nous aimons tant.




 
La tour d'Arsenic
 
 

Ce livre avait très bien commencé. Dans l'ambiance dès le début, on avait envie d'en savoir plus sur cette mère détestée qui venait juste de mourir, faisant ainsi le bonheur de ses enfants. Que cachait cette femme dure ? Tout commence par la petite-fille, ses souvenirs de cette grand-mère qu'elle respectait. Ensuite, c'est à la jeunesse de la mère qu'on s'intéresse, pour finir par essayer de comprendre cette grand-mère à travers les aléas de sa vie. J'ai quand même été profondément touchée pour ce bouquin plein de vérités et d'authenticité. La seule chose que je pourrais lui reprocher, c'est de traîner de temps en temps sur des épisodes, des anecdotes qui m'ont plus ennuyée qu'autre chose.
 
 
 
 

mardi 10 septembre 2013

Trois raisons de dévorer Le troisième jumeau ! (4,5/5)

 
 
 
1. Tout part d'un sujet passionnant : la criminalité est-elle uniquement génétique ou l'environnement peut-il jouer un rôle dans le développement de l'humain? Une jeune chercheuse va tenter l'expérience en prenant comme cobaye des jumeaux. Même si finalement on ne connaît pas la conclusion finale de cette expérimentation, puisque tel n'est pas le but de ce roman, l'auteur nous donne quand même implicitement son avis sur la question.                            


2. Le suspense arrivant à son paroxysme vers la fin, c'est presque à bout de souffle qu'on tourne la dernière page de ce roman, complètement chamboulé. J'avoue avoir eu plus d'une réaction excessive pendant la lecture de cet ouvrage (comme le balancer à travers la pièce par énervement, ou avoir le cœur battant à mille à l'heure à cause d'un trop plein de stress). Je pense qu'il est impossible de le lire sans être complètement pris dans l'intrigue de ce thriller aux nombreux rebondissements.
 
 
3. Enfin une héroïne au caractère fort, qui sait s'imposer, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, dont le courage frôle même parfois la folie.
 

mercredi 10 juillet 2013

En bref... mes dernières lectures !

Coucou les petits loups,
 
Aujourd'hui, je vais vous parler de plusieurs lectures plus ou moins récentes de manière très brève.

 
 
L'héritage

 
Ce qui m'a attirée dans ce roman, c'est la trame de fond : deux sœurs qui héritent d'un vieux manoir décident de s'y installer quelques temps ne soupçonnant pas que leur séjour ouvrirait la porte du passé. Je n'ai pas besoin de plus, les vieux secrets de famille, c'est un thème qui me passionne beaucoup (peut-être aurais-je aimé que cela m'arrive également?). Le roman remplit son contrat, jusqu'au bout, on attend la grande révélation. Même si quelque peu déçue par la "grandeur" de ce secret dont on se doutait, j'ai adoré l'ambiance très énigmatique de ce roman.
 


 
La compagnie des menteurs

 
Le thriller historique, comment vous dire... c'est ma came! J'ai retrouvé ici une ambiance très moyenâgeuse comme je les apprécie, avec une petite pointe de magie qui n'a fait que rehausser le tout. Un petit groupe de neuf personnes, lors d'une peste qui va ravager l'Angleterre au 14ème siècle, décide de monter vers le Nord afin d'éviter la contagion. Lorsque le premier mort est retrouvé, le doute persiste encore. Mais lorsque un deuxième puis un troisième corps sont retrouvés, l'angoisse les gagne. Dans une troupe de menteurs, chacun peut devenir le coupable. Et quels menteurs ! J'ai adoré découvrir un par un chacun de leur mensonge, plus surprenant les uns que les autres... jusqu'à la révélation finale. Jusqu'à cette fin parfaite, bien loin de ce qu'on aurait pu imaginer, graver encore dans ma mémoire, hérissant chacun de mes poils.



 
L'écho de ton souvenir
 
 
Je n'ai jamais été déçue en lisant une avant-première France loisirs. La plupart du temps, j'en ressors même complètement conquise. Ce roman n'a pas échappé à la règle. Il faut dire aussi que notre histoire commençait plutôt bien : une couverture et un titre accrocheur, oui ça ne présage pas toujours une bonne trame, mais cette fois-ci on peut dire qu'ils s'accordaient complètement. Grace en héritant de sa marraine Lucy, ne s'attendait pas à ce que son passage à York change complètement sa vie. Mais dès son arrivée sur place, elle se retrouve dans la peau de Hawise, une jeune femme qui a vécu au 16ème siècle. Sans s'en rendre compte, elle revit l'existence intense de cette inconnue... et cette expérience pourrait bien bouleverser son train de vie complètement déjanté. Des personnages attachants à souhait, un parallèle intéressant entre le passé et le présent de deux héroïnes au destin si dissemblable et une histoire plus qu'intrigante...



 
Le crépuscule des rois, tome 2 : Reines de cœur
 
 
 
Mon amour pour l'époque d'Henry VIII n'est plus à prouver, je crois. Bientôt, j'en connaîtrais assez pour devenir son historienne officielle (non, je n'exagère qu'un peu... de toute façon là n'est pas ma vocation, donc la part de vérité de cette phrase n'a pas beaucoup d'importance. Bref!). Je n'ai jamais su expliquer pourquoi autant de passion pour cette époque et ces personnes, mais en tout cas chaque roman, chaque document est bon à prendre pour en apprendre toujours plus. Le personnage qui me passionne le plus est celui d'Anne Boleyn. J'ai toujours été fascinée par cette femme intelligente, énigmatique et forte. J'ai cru que ce tome lui serait en partie consacrée, toutefois ce n'est qu'à la fin, annonçant le prochain tome, qu'elle fait son apparition. Pourtant, j'ai découvert bien d'autres figures féminines : les deux sœurs d'Henry, sa première femme Catherine, et quelques unes de ses nombreuses maîtresses. J'ai vraiment aimé découvrir leur destin de reine. Chacune avec son propre caractère, chacune vivant sa relation avec Henry de manière bien différente. Toutefois, j'avoue que j'aurais également apprécié en savoir un peu plus sur Henry lui-même, ses doutes, ses peurs, ses sentiments... Sur ce plan-là, je n'ai pas été rassasié. Un autre point négatif, c'est cette écriture entre le romanesque et la biographie. J'ai trouvé ça assez déroutant et j'aurais préféré que l'auteur se limite à l'un ou à l'autre.


 

lundi 8 juillet 2013

Trois raisons de succomber pour L'école des dingues ! (4,5/5)

 
 
 
 
 
1. La trame de ce roman m'a tout simplement séduite. Une enseignante se retrouve dans une école un peu spéciale/bizarre pour jeunes à problèmes. Un jour, toute la suspicion que l'héroïne porte sur cette école se trouve renforcée quand deux adolescents trouvent la mort dans des conditions suspectes. Ce petit roman à tendance policière a, selon moi, été parfaitement mené. Avec l'héroïne, on mène l'enquête et on découvre petit à petit les "terribles" secrets que cache cette école pour le moins peu ordinaire. Le seul bémol que je pourrais émettre c'est que lors du dénouement final, quelques explications supplémentaires n'auraient sûrement pas été de trop, je suis peut-être restée sur un goût de trop peu.
 
 
2. Madeline Dare a tout d'une héroïne comme je les aime (pourtant, ça commence à devenir rare ces derniers temps) : forte même si un peu perdue dans ce trou, un peu déjantée, et attachante à souhait. Les relations qu'elle va entretenir avec ses élèves, avec sa meilleure amie... la rend particulièrement humaine et vraie.
 
 
3. J'ai beaucoup aimé également le côté un peu décalé de l'histoire et de l'écriture qui ne fait que renforcer l'étrangeté de cette école. Bref... A lire !
 
 

vendredi 5 juillet 2013

Trois raisons de rester perplexe en lisant Coup de foudre à Austenland (3,5/5)

Mon but n'est pas d'être trop dure avec ce livre. J'ai seulement été un peu déçue face à tous ces éloges qui ont tourné sur la blogosphère. Même si on peut dire que j'ai apprécié cette lecture, dire que j'en ai été complètement charmée serait mentir.
 
 
 
 
 
 
 
 
1. L'originalité de l'histoire a marqué des points : vivre à l'époque de Jane Austen pendant quelques jours, chaque grande janéite en rêverait et Shannon Hale nous a permis de le vivre par procuration à travers l'héroïne de cette histoire. Toutefois, j'ai senti le grand final dès l'arrivée de Jane à Austenland et même si chez Jane Austen, la plupart du temps, on se doute grandement du dénouement final, j'aurais aimé pour ce roman être un peu plus surprise. Malgré cela, la scène finale m'a fait beaucoup rire et la découverte de l'envers du décors de ce petit coin de paradis était plutôt intéressante.
 
 
2. La figure de Jane ne m'a pas franchement charmée. Je l'ai trouvée très naïve, quelques fois ennuyante et pour une fan de Jane Austen, très peu perspicace. En plus de cela, elle a beaucoup de mal à jouer le jeu, et ses récalcitrances m'ont un peu plombé ma lecture. Néanmoins, j'ai aimé son évolution au cours du récit (quoique selon moi un peu rapide quand même). En outre, les personnages secondaires m'ont beaucoup beaucoup plu. J'ai aimé leur diversité, les petites excentricités des uns, le côté plus mystérieux des autres. Bref, des personnages comme on pourrait en retrouver chez Jane Austen.
 
 
3. Enfin, malgré ces quelques points négatifs, j'ai trouvé ce petit roman très "frais", divertissant, à l'écriture plaisante. D'ailleurs quelques longueurs en plus ne m'auraient franchement pas dérangée, pour autant qu'il y ait davantage de profondeur au niveau de l'histoire.