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mercredi 7 novembre 2018

Miss Sarajevo : 14/20

"Quelques bus circulent encore, que l'on emprunte sans avoir à s'acquitter de quoi que ce soit. La résistance, c'est aussi celle des chauffeurs de bus et de taxi, des commerçants qui continuent d'exercer leurs métiers sans contrepartie, dans l'unique espoir que la vie, à terme, l'emporte sur la mort." 


 



Comme les écritures poétiques peuvent l'être,
Les choses sont souvent suggérées et peu exploitées.
Preuve encore une fois ici, hélas !
Et pourtant... il y avait pour moi tellement de choses à dire
Et peut-être même encore plus d'émotions à faire passer.
On parle tout de même d'une guerre, une guerre sérieuse,
Une guerre vicieuse, une guerre particulièrement meurtrière...
Une guerre que je ne connaissais pas suffisamment, 
Et les quelques brides dans ce roman ne m'ont pas suffi.
Il y avait aussi le suicide d'une soeur
Et la vie après... Les proches qui n'en sont plus vraiment,
Qui deviennent des étrangers tant leur peine est difficile à dompter,
Ces parents qui pleurent une enfant et oublie l'autre un temps.
Ce roman est certes un roman de l'introversion,
A ce niveau-là il est réussi, oui!
Mais peut-être un peu trop,
Du coup je n'ai pas compris tous les sentiments,
Je n'ai pas ressenti tout ce qu'il y avait à ressentir.
Je n'ai pas frissonné, aimé et adoré...
Et pourtant j'aime frissonner, aimer et adorer,
Vivre les émotions du/des et avec le ou les personnage(s).
Mais non, je suis restée un peu à côté
Et j'ai trouvé cela dommage.
J'en vois du potentiel dans ce roman,
Du potentiel à en revendre... et pourtant !
Je ne dirais pas que tout cela était décevant,
Je dirais seulement qu'il m'a manqué ce petit quelque chose,
Ce piquant, ce mordant, cette étincelle...
Il y a tellement de tristesse dans ce roman,
Tellement de choses à dire, à traduire, à transmettre et à émettre,
Des choses belles, pures et vraies
Et d'autres pleines de désespoir et d'horreur
Mais qui servent... parce que négatives ou positives
Toutes ces émotions servent...
Elles font passer un message, elles nous font relativiser,
Elles nous aident à purger nos émotions, à être un peu moins con (?),
A nous ouvrir, à espérer, à vivre tout simplement...
Oui j'ai aimé le message de ce livre, j'ai aimé ce qu'il pouvait dégager
Ce que j'imaginais surtout qu'il dégage...
Oui j'ai aimé la beauté des mots, cette poétique si enivrante...
Mais il m'a manqué quelque chose pour être vraiment dedans,
Pour ressentir et vivre à fond ce roman...
Peut-être en le relisant, peut-être le ressentirai-je vraiment?
En tout cas, je pense qu'il est à lire, car il ne laisse indifférent.
Et n'est-ce pas là à près tout ce qu'on demande le plus à un roman?


Merci à Rakuten de m'avoir permis de ce lire ce roman !

dimanche 2 juillet 2017

La voleuse de robes : 3/5




Ce livre m'a tout de suite attirée, il y avait de quoi : il tournait autour du milieu de la mode dans les années 30. En plus donc d'un contexte historique intéressant, il parlait de la MODE !! J'ai même été happée presque instantanément dans l'histoire grâce à cette écriture si fluide et agréable à lire. J'ai donc plongé dans ce roman les yeux fermés et si la première moitié du roman m'a beaucoup passionnée, j'ai eu plus de mal avec l'autre moitié. 

Une jeune femme, Alix, plutôt douée pour immortaliser sur le papier chaque détail d'un article de haute couture, se voit embauchée afin de voler les créations d'un grand couturier. Ce pitch pour le moins alléchant à mes yeux révèle la partie de l'histoire que j'ai la plus appréciée. Ce moment où Alix découvre le monde de la mode, qu'elle commence à l'apprécier et qu'elle est prête à se donner corps et âme pour lui. Néanmoins, cela n'a quand même pas été aussi loin que je l'espérais et parfois cette partie tombait dans l'oubli des histoires secondaires sans trop d'intérêt. A certains moments, la mode n'était même plus qu'un lointain souvenir, uniquement la toile de fond d'un roman centré sur les déboires et les amours d'une femme : Alix.

Et parlons-en d'ailleurs de notre chère Alix, elle qui me semblait tellement prometteuse au début, a perdu tout son charme au fur et à mesure. Elle devint fade, naïve, presque inintéressante, parfois même superficielle. Il m'était limite insupportable de la retrouver dans certains passages tant j'avais envie de la secouer, de lui ouvrir les yeux et de la réveiller. Même si l'on peut dire qu'elle se rattrape de loin sur la fin, cette partie de l'histoire est beaucoup trop importante et lassante pour que la fin puisse la sauver...

Ce que j'ai également trouvé dommage, c'est le peu de références historiques. Ces moments sont tellement précieux et donnent tellement d'intérêt à l'histoire qu'ils m'ont semblé trop peu nombreux. Je regrette le manque de détails historiques comparés aux détails à foison d'éléments plus que secondaires, voire même complètement inintéressants, je me retrouvais ainsi à ignorer des paragraphes entiers. Pour moi, la plus grande perte de ce roman se situe précisément à ce niveau là : quand on annonce qu'on nous "transporte dans le meilleur et le pire des années 1930" en quatrième de couverture, c'est un peu dommage que le pari a eu dû mal à être tenu. 

Malgré tout cela, ce livre a d'indéniables qualités. Comme je l'ai tout d'abord annoncé l'écriture dans un premier temps qui vous transporte assez facilement. Ensuite les personnages (à part Alix donc) que j'ai trouvés pleins d'humanité, vrais, parfois attachants, parfois repoussants, mais toujours justes et diversifiés. Et enfin la révélation d'une énigme du passé qui aura plus d'une conséquence pour Alix ! 


Un grand merci donc à Babelio et aux éditions NiL pour cette découverte!

mardi 6 décembre 2016

Update lecture #8 - Le bilan de la loose !


1. Fangirl (abandon). Et oui, je n'ai pas pu finir ce roman et j'en suis aussi étonnée que vous (oui oui je vous vois bouche-bée derrière votre écran). En fait c'est simple, je m'ennuyais à mourir à la lecture et il m'a fallu au moins trois semaines pour atteindre la page 280 et me dire que ce n'était plus possible. J'ai trouvé les préoccupations de Cath tellement ... simplettes, gnangnan, adolescentes à souhait que j'ai fini par complètement décrocher. Franchement, il est impossible pour moi d'accrocher avec une telle héroïne. Sa colocataire et le meilleur ami de celle-ci sont beaucoup plus attachants, plus fouillés, plus complexes, mais ils n'ont pas réussi à palier l'insupportable caractère de Cath.




2. Block 46 (3.5/5). Quand on m'annonce un thriller de dingue avec des révélations chocs sur la seconde guerre mondiale, je suis on ne peut plus impatiente. Et plus j'avançais dans l'histoire, plus je comprenais qu'une fois encore j'avais été bernée. Pourtant je n'avais jamais lu d'avis aussi élogieux sur Amazon. Aucune révélation ici sur les camps de concentration et les fameuses expériences menées en secret. On n'apprend strictement rien, pas un détail, même pas des miettes. On survole carrément les faits. Et en plus on n'a quasi aucun suspense, puisqu'il est évident qu'il y a un lien entre l'homme qu'on suit durant la guerre et les meurtres contemporains, logique sinon pourquoi faire un parallèle? Du coup, heureusement qu'il y avait un minimum de surprise dans le dénouement et encore, déjà trop prévisible selon moi. On passe complètement à côté de la découverte du tueur, limite comme si l'héroïne s'y attendait depuis le départ, aucun choc, aucune émotion, pas un seul coup de pression. Et pourtant tellement de potentiel. Quel gâchis !




3. Insaisissable (2.5/5). Une fois de plus, j'avais beaucoup d'espoir concernant ce roman. Et même si je l'ai terminé, j'ai lu beaucoup de passages en diagonal. Tout simplement parce que ces passages étaient d'un ennui mortel et ne servaient en rien l'histoire, plombant ainsi une lecture déjà bien compliquée par cette écriture un peu lourde et lente. Quand on ajoute à cela, des personnages peu attachants et insipides, je peux vous dire que vous vous lassez très vite de votre lecture. Malgré tout, l'histoire en elle-même était intéressante (même si en fait, elle calquait des faits réels, puisqu'il y a eu il y a plusieurs années le même cas de meurtre et de procès) : une jeune fille, partie étudier une année en Argentine, est accusée d'avoir tué de plusieurs coups de couteau sa colocataire. Alors oui c'est plein de suspense, mais tout est tellement plat que ça en perd de son charme : les retours en arrière, la résolution de l'enquête et pire le dénouement final qui arrivait un peu comme un cheveu dans la soupe, en deux pages maximum et sans plus d'explication. Bref, un vrai ratage !

lundi 31 octobre 2016

Là où elle repose : journal de lecture (5/5)




 Mercredi 12 octobre
Je reçois enfin le livre gagné dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire organisés par Priceminister, cet événement maintenant devenu incontournable. Là où elle repose, c'est le dernier roman écrit par l'auteur d'Amélia. Je l'avais bien aimé, mais l'écriture trop jeunesse avec quelque peu ralenti ma lecture et mon engouement pour l'histoire. 


Vendredi 14 octobre
Dès les premières pages, je sais que ce roman sera différent du premier, je sais que je l'apprécierai davantage. L'écriture est beaucoup plus mature, plus fluide, plus entrainante. On est directement plongés dans cette abominable histoire de meurtre (?) d'un nouveau-né. On apprend également que notre personnage principal, Molly, qui va devoir couvrir cette affaire pour le journal local, a vécu un traumatisme il y a quelques années. J'ai un peu de mal parfois avec Molly. Son caractère m'exaspère de temps en temps. Elle ressasse continuellement cette tragédie en pensant qu'elle va de l'avant, mais elle ne semble leurrer qu'elle-même. Deux autres personnages sont mis en avant : Barbara et Sandy. J'aime la fragilité profonde de Sandy, ses espoirs si ancrés en elle, sa force de caractère plutôt incroyable pour une fille de 16 ans, même si on sait que c'est son passé qui l'a forgée de cette manière, elle a dû se battre pour en arriver là où elle est aujourd'hui. Barbara, quant à elle, est complètement folle, cela se sent dès le début. Elle veut tout contrôler, elle juge en permanence les gens qui l'entourent, sans une seule fois se remettre en question. Ces écarts entre les trois femmes sont bien menés et amènent de la diversité. Quand on change de chapitre, on change de "voix", on découvre de nouvelles choses sur l'une des trois, et cela entretient considérablement le suspense.


Lundi 17 octobre
Impossible de ne pas lire tous les jours. Même si je n'ai pas eu beaucoup le temps ce week-end, j'en lis petits bouts par petits bouts tant j'aime me plonger dans ce roman. Le rythme est tellement rapide grâce à tous ces changements dans la narration. D'abord au niveau des personnages que l'on suit, ensuite du point de vue de la présentation : page de journal sur internet ou sur papier, forum, journal intime (petit clin d'oeil bien entendu pour la présentation de cet avis), retranscription d'entrevue... J'adore cette diversité qui casse la monotonie et la normalité. Je trouve que les interventions sur le forum sont si réalistes que c'en est risible; les gens se permettent n'importe quoi derrière un écran.


Mercredi 19 octobre
Et voilà,  j'ai tourné les dernières pages de ce roman. Et même si j'ai repoussé au maximum ce moment, tant j'ai aimé me plonger dans l'histoire de cette petite ville des Etats-Unis, en compagnie de personnages parfois agaçants, parfois très attachants, parfois surprenants... dans tous les cas qui ne peuvent laisser indifférents, je devais bien un jour ou l'autre mettre un terme à cette lecture, découvrir le fin mot de cette histoire. Et quelle fin justement ! Je me suis dit, suite à la première révélation, oui c'est pas mal, mais bon j'ai vu mieux. Mais en fait on est trimballés de révélation en révélation, je n'ai pas arrêté d'être surprise et d'applaudir le coup de maître de Kimberley McCreight. Hélas ! toutes bonnes choses ont une fin, mais j'attendrai avec impatience le nouveau roman de cette auteure très surprenante.



Un grand merci à Priceminister et à Chapitre pour l'envoi de ce roman !

mardi 18 octobre 2016

Dans le miroir du Caravage : 4.5/5

Dès que j'ai été en âge de m'extasier devant une peinture, j'ai été complètement charmée par celles du grand Caravage. Elles m'ont toujours subjuguée, me laissant sans voix devant tant de grandeur, de vérité et de dureté. A plusieurs reprises (deux en réalité), j'ai tenté un roman qui parlait de cet artiste de génie. Mais rien n'y faisait, malgré mon intérêt pour lui, ces livres romancés n'arrivaient pas à me captiver et je les ai abandonnés tout simplement. Quand Babelio a proposé ce roman dans sa dernière Masse Critique, je me suis dit qu'il était fait pour moi, mais j'ai quand même eu un peu peur de me plonger dedans. Et pourtant...



Ce livre m'a complètement happée dans son monde. J'étais au côté du Caravage, j'entendais ses pensées, je ressentais ses émotions, je buvais ses paroles et j'admirais ses peintures. Je me suis sentie, le temps de cette lecture, proche de lui. Moi qui en connaissais si peu sur sa vie  (bien entendu, je connaissais les rumeurs et les grandes lignes),  ma soif d'en apprendre davantage a été plus que satisfaite. Les rouages politiques, religieux, artistiques de l'époque sont dévoilés petit à petit. Et c'est peut-être ce point qui pourrait rebuter les moins motivés. Le livre est dense, très dense... les informations fusent, les personnages foisonnent. Notre esprit est bousculé par un nombre impressionnant d'informations historiques, certes intéressantes, mais très nombreuses. Et c'est pour cette raison que je ne peux conseiller ce roman à une personne qui n'a aucun intérêt pour cette période historique ou pour Caravage, je pense qu'elle n'y trouverait aucun intérêt. Certes, on nous attire dans ce roman avec une intrigue presque policière puisque notre peintre tente de découvrir qui a tué son amie Anna, qui posait de temps en temps pour lui. Bien entendu, cette intrigue n'est qu'un prétexte à une histoire beaucoup plus passionnante : celle des dernières années de la vie du Caravage. Et quelle histoire ! La vie du peintre était loin d'être de tout repos, apprécié par de grands noms, il ne pouvait qu'être détesté en retour et cela lui porta préjudice lorsque tuant un homme important, il dû s’exiler à Naples et à Malte afin d'échapper à la colère de la famille du défunt et du pape.

Personnellement, je trouve que la vie du Caravage est passionnante. Mais ce que j'ai d'autant plus apprécié ici, c'est que l'auteur a essayé de faire des liens entre ses tableaux et sa vie. D'ailleurs, chaque début de chapitre est illustré par une de ses peintures et en couleurs s'il-vous-plait ! Je restai pratiquement dix minutes à l'observer dans le détail, parfois je revenais même dessus lorsqu'un élément important divulgué dans le chapitre y faisait référence. Comme il est expliqué dans la description du roman, l'un ne pouvait aller sans l'autre et cela n'ajoute que plus de richesses à cet ouvrage déjà bien riche en soi.

Suivre le Caravage dans ses pensées fut un exercice véritablement plaisant. On ne peut que s'attacher à ce personnage si ouvert, si intelligent, si ironique aussi de temps en temps et bien entendu si observateur. Quand il décrit les rues de Naples à un moment, j'ai retrouvé les mêmes impressions que j'avais ressenties durant mon propre voyage à l'intérieur des murs de cette ville. Je déambulais les rues à ses côtés, partageant ses souffrances et ses espoirs. Il est évident que l'auteur a su trouver les mots justes pour nous emporter dans cette période sombre de la vie de l'artiste. Et même si j'ai préféré les partages de la voix même du Caravage, les passages en narrateur externe nous permettait d'avoir une vision plus large et c'est d'ailleurs avec cette écriture que j'ai adoré découvrir les derniers instants de l'auteur, ceux que l'auteur a imaginés, ceux que j'espère tellement qu'ils furent possibles...



Un grand merci à Babelio et aux éditions HC 
pour cette belle découverte !

mercredi 12 octobre 2016

Le mystère Henri Pick : 4/5



Ce livre avait fait pas mal de bruit à sa sortie et j'avoue que pour une fois je n'ai pas pu résister à l'envie de me faire ma propre opinion, d'autant plus que le sujet m'a très vite attirée.

En parcourant une bibliothèque de livres refusés, une éditrice et un romancier (accessoirement son petit-ami) découvre le manuscrit d'un roman qui les charme instantanément. Une fois le livre publié, on commence à se poser des questions sur l'auteur, le fameux Henri Pick, qui tenait un restaurant et ne semblait avoir jamais eu la fibre littéraire. Je dois avouer que cette incursion dans le monde de l'édition était parfaite ! J'ai aimé découvrir l'envers du décors, les recettes d'un livre qui marche ou non, les retombées d'un tel succès, etc. J'ai trouvé cette partie passionnante et bien développée. Ma curiosité a été satisfaite sur ce point. 

Un deuxième élément que j'ai réellement apprécié c'est toutes les références culturelles disséminées à travers le roman. Les anecdotes étaient intéressantes et toujours pertinentes dans le contexte de l'histoire. C'était vraiment le petit plus de ce livre, une manière d'en apprendre davantage sur des artistes anciens ou récents et de tous horizons (musique, littérature...). 

Ce que je pourrais regretter le plus, bien qu'au fur et à mesure j'ai fini par m'y habituer, c'est cette écriture typiquement française, un peu impersonnelle, qui met une distance entre le lecteur et le récit/les personnages. Généralement, j'ai énormément de mal à m'attacher aux héros de l'histoire avec ce genre d'écriture et j'avoue qu'ici ça n'a pas manqué. C'est un peu dénué d'émotions, de sentiments (excepté quand l'ex-femme du bibliothécaire raconte son passé, c'est le moment qui m'a le plus touchée). L'entièreté du roman semble emprunt d'ironie et même si ce procédé est amusant, on ne s'attache pas à cette histoire comme on le ferait pour un roman qui parle au coeur et moins à la tête.

Enfin, terminons par la fin, le dénouement final, l'ultime révélation que j'ai tout simplement... a-do-rée. Même si pour moi c'était un peu attendu ou alors c'est ce que j'espérais, je ne sais pas trop. Mais dans tous les cas, je la trouve parfaite comme ça, censée, finissant sur une note un peu ironique (toujours) :  une fois que tout a été chamboulé, difficile de retourner en arrière...

dimanche 11 septembre 2016

La petite couturière du Titanic : 5/5

 

Cela faisait longtemps que j'espérais trouver un roman comme celui-ci. J'ai toujours été intriguée et passionnée par le Titanic et son histoire. Ce roman qui allie donc la mode, les relations domestiques/maîtres et un séjour sur le fameux paquebot ne pouvait que me ravir. Et pour moi, il a rempli son contrat. 

Tout commence le jour où le Titanic quitte l'Europe pour se diriger vers New York. Tess, une jeune anglaise, réussit à monter à bord en devenant la femme de chambre d'une célèbre styliste. Mais le naufrage du paquebot va avoir de nombreuses conséquences sur la vie de tous les survivants. Si je regrette seulement que le séjour en mer n'ait pas été plus étoffé, j'ai adoré suivre le procès qui suivit le drame. Pourquoi n'y a-t-il eu qu'un seul canot qui revint sur ses pas? Pourquoi si peu de personnes ont été repêchées? Qu'a donc fait Lucy Gordon lors de cette sinistre soirée? Tant de questions qui trouvent réponses dans ce récit et qui nous laissent sans voix, pris de stupeur, nous demandant ce que nous, nous aurions fait à leur place. On ne nous épargne pas au niveau des détails, nous nous imaginons parfaitement le macabre spectacle, on ressent le froid glacé, on entend les hurlements au loin, l'immersion est totale !

J'ai entendu des personnes qui critiquaient le triangle amoureux de ce roman et j'en ai été vraiment étonnée, parce que moi qui déteste ça en général, j'ai trouvé cette histoire d'amour plutôt secondaire ici. Elle n'était pas imposante, elle n'était pas gnangnan ou trop à l'eau de rose... Loin de tout ça. Justement ici, j'ai aimé le fait que Tess, bien que dans le roman on essaye de la faire passer pour une fille naïve, ne l'est pas. Elle n'est pas non plus guimauve avec les hommes qui lui plaisent. Elle est mature et elle m'a semblé vraie. Oui, elle hésite entre deux hommes, mais puisqu'elle les a rencontré tous les deux au même moment, qu'elle les connait aussi peu l'un que l'autre, je pense que ses sentiments sont parfaitement justifiables. Je ne l'ai pas trouvée dans les extrêmes, elle est posée, elle prend son temps avant de prendre des décisions. J'ai adoré suivre ses aventures, ses tourments, ses réflexions... Et puis il faut quand même ajouter que Jim et Jack sont assez charmants, l'un comme l'autre, d'où le choix compliqué de Tess. 

Il y a  aussi la relation entre Lucy et Tess que je n'ai pu m'empêcher de trouver émouvante. Malgré les manipulations, les faux-semblant, les mensonges et autres... quelque chose les lie. Il y a derrière la force de caractère de Lucy, une fragilité perceptible. Elle n'est pas si froide et si dure qu'elle parait. Elle aussi a vécu des événements qui l'ont forgée et qui pourraient presque excuser son comportement. 

Enfin, on retrouve des thèmes sous-jacents intéressants et qui m'ont vraiment interpellée. L'hypocrisie de certaines personnes est affligeante et pourtant la vérité est-elle toujours bonne à dire? Nos actes, nos paroles n'ont-ils pas des répercussions, parfois catastrophiques? Les gens méritent-ils vraiment d'être lynchés métaphoriquement sur la place publique, ne devrait-on pas leur laisser le bénéfice du doute? En toile de fond, on retrouve même ces mouvements féministes du début du siècle, des femmes prêtes à tout pour leurs droits, pour l'équilibre des sexes, même à clamer haut et fort qu'on n'aurait pas dû faire de distinctions entre hommes et femmes sur les canots de sauvetage. 

Bref, ce livre a, pour moi, une force incroyable. Une histoire criante de vérité, des personnages attendrissants et qui ont leur légitimité, des valeurs sur lesquelles s'interroger...

mercredi 7 septembre 2016

Update lecture #7

 

Les lettres de Rose (3/5) : J'en attendais énormément de ce roman, tout d'abord parce que je n'en entendais que du bien, ensuite parce que la quatrième de couverture annonçait tout ce que j'aime dans un roman : découverte d'un petit village tranquille où tout le monde se connaît, secrets de famille, chasse au trésor... Tous ces éléments s'y retrouvaient bel et bien mais pas de la manière que j'aurais aimé. Je n'ai pas du tout été convaincue par le secret de famille par exemple. D'ailleurs j'ai été étonnée que Lola accepte ces réponses aussi facilement, comme ci cela pouvait véritablement excuser l'abandon qu'elle a vécu (puisque Lola a été adoptée bébé). Sinon, je ne peux tout de même pas nier que ce roman est un vrai roman feel-good, très agréable à lire en été, mais voilà je n'ai pas franchement apprécié les personnages, Lola est le genre d'héroïne que j'ai dû mal à supporter parce que je la trouve trop niaise et un peu naïve. Le seul personnage que j'ai vraiment aimé, c'est Tristan, son meilleur ami, parce que c'est le style que j'adore retrouver dans les romans, qui me fait rire, qui apporte de la bonne humeur, de la joie de vivre, etc. Bref, un très bon point pour ce personnage qui m'a fait apprécier chaque passage où il était présent.



Le sel de nos larmes (4.5/5) : J'ai adoré ce roman, il a été pour moi une bouffée d'air frais parmi plein de lectures plutôt décevantes. Je pense que la seule raison pour laquelle il n'a pas été un coup de coeur, c'est qu'il était bien trop court et m'a laissé un goût de frustration tant je l'ai lu rapidement. J'ai même déjà envie de le relire, de retrouver ces personnages si vrais, si naturels, si intenses, si psychologiquement travaillés au point de ne pas pouvoir lâcher leurs aventures. Il m'a fallu peut-être un peu de temps pour rentrer dans l'histoire, parce qu'on rentre directement dans le vif du sujet, pas d'intro cachée, pas de présentation réelle, les événements s'enchaînent dès les premières pages et on apprend à connaître les personnages que très progressivement, ce qui est clairement la force de ce récit. Il me manquait par contre quelques détails supplémentaires sur le navire, le naufrage, etc. Je suis restée sur ma faim quant à cette partie de l'histoire. Du coup, quelques pages en plus auraient clairement rendu ce livre, selon moi, une lecture plus que passionnante...



Le tailleur de pierre (2.5/5) : Grande grande déception pour ce roman ! J'avais vraiment bien aimé l'intrigue des deux précédents romans, mais là je reste perplexe par rapport au choix de l'auteur. Déjà les flash-back anticipent beaucoup trop la révélation de l'enquête. Ensuite, pourquoi ces langueurs complètement inutiles et frustrantes ? Pourquoi autant de détails et de scènes proposées pour combler quoi? Un manque de page? Alors que le roman en fait déjà plus de 600 ? Il y a déjà suffisamment de péripéties qui font tenir le récit en longueur pour ne pas rajouter tous ces éléments qui n'apportent rien à part de l'ennui et de l'irritation. Ca a rendu cette lecture pratiquement un calvaire tant c'était insupportable à lire. Surtout que le dénouement ne rattrape franchement pas tous ces détours, cette fin ne m'a pas vraiment convaincue. Enfin, Erica m'a également profondément agacée, je n'arrive tout simplement pas à comprendre son comportement suite à sa grossesse. Elle est fade, peu maternelle et ses réflexions qui tournaient toujours autour de la même chose étaient insupportables. Un (presque) flop, même s'il faut reconnaître que Camilla Läckberg a plus d'un tour dans son sac. Et j'espère vraiment que le prochain sur la liste sera moins décevant.



Rien n'est trop beau (3/5) : Ce roman, j'aurais dû l'adorer. On me parle des années 50, du monde de l'édition et des femmes dans ce milieu-là. Pourtant, je n'y ai lu que des histoires d'amour, parce que les femmes dans ce livre ne pensent qu'à ça même si elles pensent le contraire. Vous me direz "quel mal à cela?" Tout simplement parce que quand on annonce quelque chose en quatrième de couverture et qu'on ne le retrouve pas dans le roman, c'est plutôt frustrant. J'espérais en apprendre tellement sur les conditions des femmes au boulot ou en général. Tout ce que j'ai appris, c'est que question amour, les femmes n'ont pas changé, elles ont toujours eu les mêmes préoccupations, les mêmes réflexions, etc. Tout cela tiré en longueur avec toujours les mêmes pensées, c'est particulièrement rasant ! Au-delà de ça, on en apprend un minimum sur le contexte social de l'époque, mais il faut quand même lire largement entre les lignes pour en arriver à des conclusions sur le sujet. Dommage, ce livre avait plein d'ambitions, mais reste un roman à l'eau de rose un peu superficiel.

lundi 29 août 2016

Chroniques de Pemberley : 4.5/5



Les derniers romans touchant à l'univers de Jane Austen m'ayant fortement énervés par leur mièvrerie et le peu d'intérêt qu'ils apportaient, j'ai de plus en plus peur d'ouvrir une oeuvre de ce genre. Pourtant, je n'arrive pas à m'empêcher de chercher un chouette roman para-austénien qui me permettra de replonger dans cet univers si cher à mon coeur. Aussi, je ne peux que remercier Marie-Laure Sébire de m'avoir fait voyager à nouveau dans le monde d'Orgueil et préjugés et d'avoir pu passer un peu plus de temps avec ses personnages. 

Je dois dire que pour une fois, je ne fus pas déçue. L'histoire est certes emprunte de beaucoup de romantisme et de bons sentiments, mais cette fois-ci pas d'une manière négative. J'ai trouvé ça plutôt réaliste et une assez bonne peinture de l'époque. On s'attache très facilement aux personnages, on les voit grandir, mûrir, changer face aux aléas de la vie. Tout n'est pas toujours rose, tout ne se finit pas bien pour tout le monde et ça ne fait que renforcer cette impression de vrai. J'ai aimé le destin de tous les personnages et je l'ai trouvé la plupart du temps très juste. Que ce soit Jane, Lydia, Georgiana ou Kitty, j'ai apprécié leurs parcours si différents et qui collent  plutôt bien à leur personnalité. Dans l'ensemble, les personnages restent fidèles à eux-mêmes, aux personnages que l'on a découvert dans l'oeuvre originale, même si, bien entendu, une évolution est indispensable au vu du nombre d'années qui s'écoulent entre les premières et les dernières pages de ce roman. Quant aux nouveaux personnages, ils sont si variés, qu'on se plait à les découvrir un par un. Les péripéties se suivent également et Marie-Laure Sébire a su me charmer pendant les 550 pages de son roman, qui m'ont paru presque pas assez, tellement je ne voulais pas quitter ces êtres qui m'ont semblé si proches de moi. Je dois même vous avouer que la fin m'a volé une larme, en même temps tout était mis en oeuvre pour !

Ce fut très très proche du coup de coeur et je pense que si je devais reprocher quelque chose à ce roman c'est qu'on en vient toujours à la même chose : le mariage, les enfants... Il est vrai qu'il était question du contexte politique, social, etc. Mais peut-être pas encore assez à mon goût. Cela n'en reste pas moins une lecture plus qu'agréable, en compagnie de personnages attachants à souhait et de situations parfois délectables.

mardi 19 juillet 2016

Update lecture #6


Une vie à t'attendre (3.5/5) : La première chose qui m'a frappée dans ce roman, c'est l'écriture que j'ai trouvée très poétique et cela m'a beaucoup plu, même si ça n'aide pas spécialement à s'attacher aux personnages. Ce dont je n'ai pas eu besoin puisque l'héroïne m'a profondément touchée dans son mal-être, lié à la disparition de ses parents quand elle était toute jeune. Par contre, si la deuxième partie m'a paru plus travaillée, j'ai eu un peu de mal avec la première partie qui jouait trop sur différents plans, de manière parfois assez abrupte. Certains passages m'ont paru sans intérêt, je ne m'y retrouvais donc pas toujours. Mais plus l'histoire avançait et plus je me plaisais à découvrir ce que tout cela cachait (bien qu'à un moment, j'ai eu un peur de ce que le dénouement serait, heureusement on peut être trompé aussi en littérature). Et même si j'ai trouvé l'ensemble un peu rapide, surtout les moments de résolution, je dois dire que la fin m'a vraiment touchée. Je l'ai trouvé belle et pleine d'espoir...




Red Rising (3/5) : Devant l'appel passionné des gens qui ont lu ce roman, je me suis jetée à corps perdu dedans, sûre qu'il devrait me plaire également. Une fois de plus, je me suis bien rendu compte que l'opinion unanime et moi, nous n'étions pas franchement amis et j'ai terminé ce roman avec soulagement. Pour être claire, ce roman a d'indéniables qualités, que je ne peux absolument pas niées (oui oui, c'est un pléonasme, je sais, mais il fallait que j'insiste sur ce point) : le monde imaginé y est dense, intéressant, bien mené... Je me suis également beaucoup attachée au personnage principal et à d'autres plus secondaires, mais tout aussi forts en caractère et il y a vraiment une large palette de personnages diversifiés, intéressants et intrigants. Par contre, j'ai eu beaucoup beaucoup de mal avec la partie "guerre" entre les clans dans l'institut, partie qui prend environ la moitié du roman. Je passais des chapitres entiers, lisant une phrase de temps en temps, histoire de m'assurer que je ne manquais rien qui pourrait m'intéresser ou avoir un impact important pour la suite. Toutes ces stratégies, ces scènes d'observation de l'autre camp, etc. ne m'ont absolument pas interpellée, bien au contraire elles ont provoqué en moi un profond ennui. J'en suis bien désolée puisque toute la première partie du roman m'avait beaucoup plu.






Complètement cramé (3.5/5) : Ce roman, c'est typiquement le genre qu'on aime lire en été, feel-good avec plein de bons sentiments, des personnages attendrissants, etc. Je me suis jetée dessus parce que j'avais entendu qu'il était très drôle et que cela parlait d'un Anglais qui devenait majordome dans un manoir français et que j'ai toujours eu un faible pour les relations maîtres/serviteurs. Pour le côté hilarant, oui j'ai trouvé certains passages très drôles, n'empêche que je m'attendais à plus d'humour encore, pour le coup j'ai été un peu déçue. En outre, je n'étais pas toujours d'accord sur certains faits posés dans ce récit. Je vous donne l'exemple dont je me rappelle le mieux (bien qu'il y en avait d'autres qui m'ont laissée perplexe), notre majordome anglais explique qu'en Angleterre, les chambres des domestiques sont tout en bas alors qu'en France elles sont tout en haut. J'ai pu vérifier cette théorie directement puisque quand je lisais ce roman, j'effectuais un voyage en Angleterre et nous avons visité des châteaux. A chaque fois, comme il me semblait être le cas, les chambres des domestiques étaient dans les combles, ce qui me paraissait logique. Ok vous allez me dire que ce n'est pas très important, n'empêche moi ça me perturbe dans ma lecture et j'accorde du coup difficilement de crédit à ce genre de roman. Au-delà de ça, l'histoire était vraiment plaisante et c'était un plaisir de suivre ces personnages "vrais" et leur évolution. Le message délivré dans ce roman est beau et cela fait du bien de temps en temps de ce dire qu'il y a toujours moyen de voir la lumière au bout du tunnel !

lundi 4 juillet 2016

Pourquoi le dernier Kate Morton ne m'a pas davantage emballée ? (3/5)

Si vous me suivez depuis quelques temps, vous devez savoir que j'adore Kate Morton, ses secrets de famille qui me laissent sans voix et ses personnages attachants. Hélas, en lisant son dernier roman, L'enfant du lac, je ne peux m'empêcher d'en garder une certaine amertume. 


1) Je n'ai vraiment pas réussi à m'attacher aux personnages principaux cette fois-ci. Déjà j'ai trouvé qu'il y avait trop de personnages importants. Ceux que j'ai le plus appréciés étaient les personnages secondaires, qu'on ne voyait quasiment pas. Ne me demandez pas pourquoi, je serai incapable de vous en expliquer la raison. Par contre Alice et Sadie m'ont plus ou moins laissée de marbre. Je n'ai pas particulièrement apprécié leurs attitudes, leurs pensées parfois m'insupportaient, en d'autres termes, nous n'avions aucun atome crochu.

2) Pourquoi nous avoir mitraillé de détails à ce point? Franchement, j'en ai vraiment été lassée. Je n'en ai pas compris l'intérêt, d'autant plus que ça faisait longtemps que je n'avais pas lu de descriptions aussi longues de fleurs, de ci, de là. Vous rajoutez à cela la répétition de réflexions à propos de certains événements et vous comprenez mon désarroi. 

3) Ce dénouement, non mais ce dénouement ! Quelle déception. On est très très loin des grands secrets de famille auxquels Kate Morton nous avait habitués. J'ai trouvé ça trop attendu, trop facile (comme par hasard, Sadie et Alice devaient se rencontrer... tiens tiens !), le terrain était trop préparé dès le tiers du roman... Bref une lecture trop lente et trop fade hélas !

mercredi 13 avril 2016

Northanger Abbey de Val McDermid : 2/5


En tant que grande fan de Jane Austen, j'adore continuer à me plonger dans ses oeuvres grâce à des suites ou des réécritures. Alors en plus, quand on a affaire à une réécriture officielle, je ne pouvais que me laisser tenter. 

Une fois de plus, j'aurais mieux fait de m'abstenir. En plus de ne pas avoir aimé cette lecture, j'ai été complètement déçue. Comment peut-on rendre un tel hommage à Jane Austen? Honnêtement je pense qu'elle se retournerai dans sa tombe si elle pouvait voir ce que Val McDermid avait fait de son oeuvre. Et ce n'est pas tout, puisque vous avez une phrase d'accroche écrite de la main de J.K. Rowling pour encenser ce roman, j'en suis écoeurée et mon respect pour cette auteure s'en trouve légèrement affaibli.

Il faut savoir qu'à plusieurs reprises, au début, j'ai voulu abandonner ce roman. J'ai tout de suite compris que l'auteur nous proposerai une histoire gnangnan et stéréotypée à souhait. J'ai voulu persévérer tout d'abord parce que je venais d'abandonner deux livres en deux mois, c'était déjà bien suffisant, et en plus je me suis dit peut-être que, après tout, je pourrai être surprise. Et bien non ! 

Les personnages sont parfois à la limite du ridicule, et s'il existe des personnes aussi simples et stéréotypées dans la vraie vie, j'en serais vraiment étonnée. L'héroïne voit des vampires partout et commence à s'imaginer toute une histoire complètement rocambolesque et pas du tout crédible. Je me suis demandé à ce moment si l'auteur n'avait pas plutôt fait une réécriture de Orgueil et préjugés et zombies, ça semblait plus logique. Plusieurs phrases m'ont fait lever les yeux au ciel tellement elles étaient attendues et risibles.  Franchement, on n'a pas idée d'écrire des passages aussi culcul la praline. Je n'ai pas trouvé ça cohérent avec les oeuvres de Jane Austen, mais alors pas du tout. Chaque élément de l'histoire se devine à 3 kilomètres. Je tire donc mon chapeau à l'auteur quand il a réussi à me surprendre et à me faire rire à la fin (même si ce n'était que pour un détail, au moins a-t-il réussi cet exploit).

Je suis désolée, je comprends bien à quel point cette critique est très négative. Mais j'ai été tellement en colère quand j'ai lu ce roman que j'avais besoin de partager cette impression avec vous. J'aimerais que l'on arrête de rapprocher ce genre d'oeuvre complètement débilitante à celles de Jane Austen qui sont plus poussées, plus réfléchies, plus ironiques... Franchement, j'aurais honte en tant qu'éditeur de publier un tel "hommage" raté !

Pourtant je l'ai noté d'un 2/5. J'avoue que je n'arrive même plus à me souvenir pourquoi j'ai été si gentille dans ma cotation et actuellement dans ma tête ça ne vaut pas plus qu'un 1/5. Sur le moment, il se lisait quand même assez vite et c'était +- divertissant (à prendre avec des pincettes), mais ça manque tellement de maturité et d'aspects réalistes... Bref, un bon flop pour ma part.

dimanche 3 avril 2016

Update lecture #5



La sélection (4/5) : Il est évident que ce livre est loin d'être de la grande littérature et je pense en outre qu'il touche une tranche d'âge vraiment vraiment jeune. Pourtant (incroyable mais vrai!), j'ai bien aimé m'y plonger, je l'ai lu rapidement et j'ai plutôt apprécié ma lecture Bien qu'on ait affaire à une histoire d'amour pour les jeunes, je ne l'ai pas trouvée trop trop gnangnan (y a pire quoi), les personnages sont assez matures et America a son caractère, ce qui n'est pas pour me déplaire. L'histoire est originale, du moins l'idée de base qui part d'une télé-réalité afin de trouver la future femme du roi du pays en question. Pour le reste, la fin du tome 3 se profile dès les premières pages du tome 1 et je suppose que je ne devrai pas m'attendre à beaucoup de suspense. Du coup, ce livre est avant tout un livre pour se décontracter, un livre facile à lire et sans prise de tête, quand on a envie de ne pas trop réfléchir et de se divertir. Il a donc parfaitement fait son boulot pour moi puisque je lirai plus que probablement la suite.


Sidney Chambers et ... (3.5/5) : Depuis que j'avais vu la série, j'avais très très envie de me plonger dans le roman qui est sorti en français au début de cette année. Les personnages me manquaient tellement, que cela ne me dérangeait nullement de relire les mêmes intrigues policières. J'ai d'abord été surprise, puisque chaque chapitre correspond en fait à une intrigue, ce à quoi je n'étais pas du tout habituée. Du coup, les intrigues sont assez courtes, ça va vite et on ne suit pas vraiment l'enquête dans le sens où on n'est pas nous-mêmes des enquêteurs qui suivent les indices et essayent de deviner le coupable. J'ai trouvé les enquêtes plutôt sympa, ça ne fait pas du tout dans le gore, ce n'est pas une atmosphère oppressante, etc. Il y avait en plus deux-trois enquêtes qui n'avaient pas été développées dans la série, donc c'était aussi plaisant de découvrir quelque chose de nouveau. Et bien que j'ai trouvé ce roman très agréable à lire et à  retrouver cette ambiance et ces personnages qui m'ont tout de suite plu, j'ai tellement aimé les relations dans la série, qui m'ont semblé plus fortes, que j'ai été un peu déçue de ne pas les retrouver ici. Au-delà de ça, si vous n'avez jamais vu la série, ces petites enquêtes sont très simples, mais un petit régal quand même !
 
 
Les lumières de septembre (2.5/5) : Ma relation avec Carlos Ruiz Zafón est des plus complexes. J'ai lu son premier roman il y a très très longtemps (L'ombre du vent) et je l'avais ADORE, c'est resté un coup de coeur après tant d'années et même si je ne me rappelle plus de toute l'intrigue, je garde en tête ce magnifique moment de lecture. Depuis j'ai eu avec cet auteur des hauts et des bas. J'ai arrêté l'un ou l'autre roman et je n'ai plus jamais eu de coup de coeur. Et bien ici, je l'ai peut-être fini, mais je ne l'ai franchement pas apprécié. Pourtant, ça ne commençait pas trop mal au niveau de l'histoire. Mais j'ai trouvé les personnages insipides, je n'ai eu aucune empathie pour eux. Peut-être Dorian est le seul que j'ai plus ou moins apprécié. Mais pour les autres, je ne peux même pas dire que je ne les ai pas aimés, je n'ai juste pas accroché, il y avait comme un mur entre eux et moi et il n'y a eu aucune relation entre nous. Concernant l'histoire et bien... Que dire? A part pas grand chose, elle m'a également laissée de marbre. C'était un peu intéressant (cette idée de vieux manoir hanté, de secrets et d'ombre qui plane...), probablement ce qu'il y avait de plus intéressant dans ce roman, mais j'aurais préféré que ce soit un peu moins fantastique et moins de course-poursuite (je trouve ça tellement agaçant à lire, j'ai dû sauter quelques passages).

mercredi 24 février 2016

Update lecture #4



 1. J'ai mis 4.5/5 à ce roman pour un détail qui va probablement paraitre absurde pour certains, mais je n'ai pas pu y faire abstraction. J'ai vraiment adoré cette lecture, les personnages, l'ambiance... surtout cette immersion dans un asile psychiatrique des années 50, remettant en question les pratiques de cette époque. Mon seul bémol va être compliqué à expliquer puisqu'il concerne la toute fin, en vérité la dernière phrase du roman que je n'ai pu m'empêcher de mettre en lien avec le film. Dans le film, le personnage principal rajoute une simple phrase mais qui pour moi offre une dimension exceptionnelle à cette histoire parce qu'elle nous fait réfléchir beaucoup plus loin, elle nous permet d'accéder à une interprétation peut-être complètement subjective mais je l'ai trouvée essentielle. En fait, elle ne se retrouve pas du tout dans le roman alors que je l'y attendais et j'en ai ressenti le cruel manque. Difficile d'être claire puisque ce roman repose sur un retournement final juste génial et que je ne voudrais pas vous le gâcher. Mais ceux qui ont lu le livre et vu le film, pourront peut-être me comprendre.





2. Aaah mais quel fraicheur dans ce roman que j'ai noté 5/5. J'ai pris du temps à le lire parce que j'avais entendu pas mal de critiques et pourtant j'ai adoré m'y plonger, j'ai adoré chaque jour retrouver des personnages si attachants que j'avais l'impression d'être dans la pièce avec eux, d'être assise sur un rocking chair à les entendre papoter, à boire du thé glacé en leur compagnie et à sentir la chaleur du soleil sur mon corps. De toute façon, le cadre spatio-temporel ne pouvait que combler mes attentes puisqu'une fois n'est pas coutume j'ai adoré me retrouver dans cette petite ville du sud des Etats-Unis dans les années 30. J'ai été assez troublée par le contexte de ségrégation absolument pas présent dans ce roman par contre, mais l'histoire m'a tellement embarquée que j'ai fini par m'y faire (toutefois, à certains moments et notamment grâce à la narratrice, j'ai un peu retrouvé la voix dans Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur et l'analogie m'a beaucoup plu). En outre, peu de secret ici, pourtant annoncé dans le titre, c'était clair dès les premières mentions du fameux mystère que les faits s'étaient déroulés de cette manière. Et j'aurais pu en être déçue, pourtant pas du tout parce que j'ai vraiment eu l'impression que les personnages portaient tout le poids du roman sur les épaules et ça m'a largement suffit. Une vraie pépite !





3. Comment passer à côté d'un Benjamin Lacombe? Sa réputation n'est bien sûr plus à faire et le travail de graphisme réalisé dans cet ouvrage est juste impressionnant. Les illustrations sont magnifiques et tous les "accessoires" présents donnaient un souffle de vie, j'avais vraiment l'impression qu'ils étaient en trois dimensions, que j'avais en mains les articles de journaux, les prospectus, etc. J'ai beaucoup aimé l'idée bien que je pensais au début que les véritables légendes étaient proposées (alors que clairement non, il suffit de lire la partie sur Mona Lisa pour le comprendre) et quelques informations supplémentaires n'auraient clairement pas été de trop. Mais le graphisme magnifique l'emporte largement sur ces quelques petits défauts.

mercredi 20 janvier 2016

Ma raison de vivre VS Nos faces cachées

Aujourd'hui, j'ai décidé de comparer ce que je vais appeler deux titans de la littérature Young Adult. C'est-à-dire des livres qui n'ont cessé d'être recommandés sur la blogosphère et la booktubosphère. En effet, il est dur de passer à côté tant on en a parlé et principalement en BIEN. Personnellement, mon choix a été vite fait entre les deux et le combat ne fut pas des plus féroces. 

C'est pas Ma raison de vivre que j'ai commencé, intriguée par tous ces éloges et par ces mystères qui entouraient ce roman. Hélas! je n'ai pas franchement été emballée par ce roman. Tout d'abord, l'écriture ne m'a pas du tout transportée. Je l'ai trouvée très (trop) jeune, trop simple, trop naïve, trop niaise... J'ai levé les yeux au ciel plus d'une fois tant certains dialogues et certains sentiments que nous partage l'héroïne étaient stéréotypés et tellement attendus que j'aurais pu limite tous les anticiper. Bref aucune maturité et peu d'originalité. Quant à l'histoire en elle-même, je pense que c'est ce qui a un peu sauvé ce roman à mes yeux malgré le fait que je n'ai pas accroché plus que ça. Oui, un thème fort est développé, même si la réaction de l'héroïne face à cet état m'a insupportée considérablement. Pour tout vous dire, j'ai même dû sauter certains passages qui m'ont ennuyée à mourir (surtout ceux où Emma et Evan font des activités seuls pour se découvrir). Enfin, concernant les personnages, j'ai vraiment apprécié Evan et Sara qui se battent pour Emma alors qu'elle-même a beaucoup de mal et se laisse aller espérant que tout s'arrange quand elle aura atteint ses 18 ans. Personnellement, je n'ai pas été spécialement touchée par ce roman parce que je n'ai absolument rien ressenti pour Emma !




Au contraire, j'ai vraiment été très émue à la lecture de Nos faces cachées. Et je pense qu'il est beaucoup plus difficile de rester de marbre face à ce roman. Tout d'abord, les trois personnages principaux sont très attachants, j'ai adoré découvrir leurs failles et leurs forces. Fern est un personnage beaucoup plus fort que Emma, elle sait où elle veut aller, elle n'hésite pas à imposer ses idées et elle ne tergiverse pas autant quand il s'agit d'amour. J'ai également trouvé l'écriture plus mature, plus intéressante que dans Ma raison de vivre. (Meilleur traducteur ou pas?) De manière générale, j'ai trouvé qu'il y avait bien plus de force dans ce récit, plus de messages intéressants, mieux développés. Et même si on retrouve aussi des stéréotypes du genre, ils étaient beaucoup moins dérangeants et moins flagrants. Nos faces cachées est un roman plein de vie, d'espoir, malgré les embuches de la vie, nous devons trouver en nous et en ces êtres qui nous aiment la force de nous relever et d'affronter l'avenir. Enfin comment vous parler de ce livre, sans évoquer Bailey, le cousin de Fern, condamné à mourir jeune et à voir son corps l'abandonner petit à petit? Ce personnage est un véritable rayon de soleil, une ode à la vie à lui tout seul, plein d'humour, il sait mettre sa fierté de côté pour exprimer ce qu'il ressent et pour que les autres ouvrent grand les yeux sur le monde qui les entoure. Il m'aura fait verser plus d'une larme...




Ainsi par de surprise comme vous pouvez le voir, ma lecture de Nos faces cachées frôle le coup de coeur tandis que Ma raison de vivre n'aura été que déception. Ce choc des titans n'aura été pour moi qu'un match entre David et Goliath (qui a l'allure d'un grand mais n'en a pas la force) !

dimanche 8 novembre 2015

Update lecture #3

1. Princesse Sara, tome 2 (5/5). J'ai encore plus apprécié ce tome que le premier. Je l'ai trouvé plus abouti, moins en surface. On en apprenait davantage sur les personnages, pour notre plus grand bonheur. En plus, l'histoire se distancie un peu de celle que l'on connait. Et ce n'est pas pour me déplaire. Même si j'aime beaucoup l'histoire originale, je trouve ça plutôt intéressant de proposer quelque chose de légèrement différent (je fais ici un parallèle avec la BD Game of thrones qui n'est qu'une copie de plus du roman et de la série TV et qui aurait pu apporter selon moi un petit truc en plus afin de nous accrocher). 




2. Night School, tome 1 (3.5/5). J'avoue n'avoir pas grand chose à dire à propos de ce roman. J'en ai aimé la lecture, j'ai beaucoup apprécié les personnages que j'ai trouvé attachants et même l'histoire bien que selon moi on n'apprenait pas grand chose dans ce roman et que la fin de ce tome se sentait de loin. En fait, ce que j'ai préféré, c'était "la vie" à Cimmeria, le pensionnat au milieu de nulle part où l'héroïne est envoyée. J'espère donc que dans les prochains romans, on pourra continuer à suivre l'évolution des personnages au sein du pensionnat.




3. On achève bien ... (4/5). J'ai beaucoup aimé ce roman qui dépeint la misère sociale du début du siècle. Ne trouvant pas leur place dans la société et dans le monde du travail, Richard et Gloria décident de participer à ces fameux marathons de danse qui permettent aux participants d'être logés et nourris, et pour le couple gagnant de remporter 1000 dollars. Si j'émets une réserve, c'est surtout que je trouve que les règles du marathon sont un peu expédiées et peu développées et personnellement j'aurais aimé en savoir encore plus sur cette compétition horrible qui épuisait à l'extrême les participants. Ce roman est plein de vérités ; qu'elles soient crues, cruelles ou culturelles, elles alimentent ce roman et lui donnent de la profondeur. Le dénouement final, lorsque Richard explique pourquoi il a tué Gloria, m'a particulièrement émue.




4. 1666 (4/5). Le début de ce roman m'a beaucoup marquée. L'histoire m'a tout de suite intéressée par ce côté historique : la peste décime un village anglais. La manière dont les habitants vont réagir est frappante : chasse aux sorcières et remèdes maléfiques, le paradoxe est bien là ! On cherche un bouc-émissaire, pourtant dès qu'on nous propose une solution obscure, on s'accroche à cet espoir. Folie, meurtre, suicide... Le village se retire du monde afin de ne pas contaminer les alentours et vivent reclus avec leurs maux et leur peine. J'ai adoré cette héroïne forte, qui ne se laisse pas démonter, peu sûre d'elle mais pleine de ressources. Par contre, j'ai trouvé certains passages trop descriptifs, trop lents et inutiles. J'ai même lu certaines pages en diagonale tellement je n'en pouvais plus à la fin. Dommage !

mercredi 7 octobre 2015

Update lecture #2

1. Le cercle des huit (2.5/5). Ce livre était vraiment plein de promesses. Le résumé m'a directement embarqué ; avec une histoire de jeunes et de meurtres sataniques, je me suis dit "ce livre annonce de très bonnes choses". Et bien non, j'ai eu beaucoup de mal dans ma lecture, tout d'abord parce que l'écriture m'a paru très décousue, ça partait un peu trop dans tous les sens et c'était d'une lenteur à en mourir. Franchement, j'ai trouvé ça un peu plat et sans intérêt, à part la fin, le dénouement final qui était plutôt interpellant. Hélas! j'ai trouvé ça beaucoup trop implicite (je ne pense pas que des personnes plus jeunes comprendront vraiment le fond de cette histoire) et sans suite (il aurait pu aller plus loin il me semble).




2. La cour des secrets (3/5). Je dois avouer que je suis un peu fatiguée de tous ces livres qui annoncent des choses en quatrième de couverture et qui n'arrivent pas à tenir leurs promesses. Ce fut encore le cas avec ce livre-ci. "La jeunesse dorée...", je suis désolée mais pour moi ces jeunes n'ont pas montré une personnalité différente due à leurs privilèges et personnellement, la quatrième ne l'aurait pas annoncé, je ne vois pas quel(s) élément(s) mettent cela en valeur dans le roman. Ainsi pour moi, cette partie fut complètement ratée. Hélas! ce ne fut pas le seul défaut de ce livre. Je l'ai trouvé trop tiré en longueur, certains passages m'ont complètement déconnectée de ma lecture, je les ai trouvés ennuyeux et sans intérêt. Pourtant, ce livre j'en attendais tellement la lecture, la promesse y était, mais l'auteur n'aura vraiment pas réussi à m'immerger dans le récit, à m'intéresser et à me captiver. Tout était trop attendu et trop banal. De plus, les personnages ne sont pas du tout attachants, à part peut-être l'enquêteur-narrateur, que j'ai quand même trouvé un peu trop fade... Nous sommes loin du coup de coeur que j'espérais ici comme vous pourrez le constater.




3. Les étranges talents de Flavia de Luce (4.5/5).  Après avoir passé ce sentiment d'exagération démesurée à propos du "génie" de Flavia, je me suis vraiment attachée à ce personnage. Malgré ses dons incroyables, on retrouve une petite chipie, qui aime ennuyer ses soeurs plus âgés et qui fait des bêtises comme toutes les filles de son âge. Par contre, son ironie et son goût du risque, même s'ils m'ont semblé peu probables, lui ont donné ce petit cachet très attachant. J'ai aimé beaucoup de choses dans ce roman : l'intrigue "policière", l'ambiance Angleterre conservatrice, les expériences de Flavia... un roman que je ne peux donc que vous conseiller :).




4. Princesse Sara, tome 1 (4/5). Cela faisait très longtemps que je n'avais pas lu de BD, mais à force de voir celle-ci tourner sur la booktubosphère, j'ai vraiment été tentée et je n'ai pas été déçue. La petite princesse et moi, c'est une longue histoire, quand j'étais petite, je regardais le dessin animé et bien entendu j'ai adoré le film. Du coup me replonger dans cette histoire m'a fait un bien fou, c'était très agréable de retrouver tous ces personnages si attachants. Toutefois, le reproche que je peux faire à cette BD, c'est qu'elle est très très courte et c'est bien dommage. J'ai l'impression que l'auteur s'est dit que puisque l'histoire était bien connue, il n'y avait pas besoin de s'attarder sur les événements et les personnages et du coup ça va très très vite et j'ai trouvé que l'épaisseur de la BD pour 11 euros laissait un peu à désirer. Mais au-delà de ce détail, j'ai trouvé les images magnifiques et j'ai adoré que l'histoire soit différente grâce à ce côté un peu "steampunk" qui donne encore plus de charme à cette histoire. Une petite perle qui m'a redonné goût à la BD!


mercredi 30 septembre 2015

Le mystérieux secret de Jane Austen : 1.5/5

Je n'ai vraiment pas envie d'être dure avec ce roman et encore moins avec l'auteur qui m'a l'air tellement sympathique, mais je me dois d'exprimer ce qui ne m'a pas plu, autant pour moi, que pour les lecteurs, que pour l'auteur elle-même, qui j'en suis sûre comprendra mon désarroi.



J'ai été très troublée par cette lecture et je dois avouer que j'ai même failli l'arrêter plus d'une fois, mais il est vrai que rentrer dans le monde de Jane Austen me procure toujours autant de joie, toutefois de nombreux choix dans ce roman m'ont laissée perplexe. 

Tout d'abord, il m'a été vraiment difficile de retrouver Jane Austen dans cette écriture et dans ces pensées. Personnellement, je ne l'imagine pas du tout parler de cette manière un peu (beaucoup) niaise, dévoiler autant ses sentiments sur un homme qu'elle vient tout juste d'apercevoir... La femme de ce roman est loin de correspondre pour moi à l'image que je me suis faite de Jane Austen à travers ses romans et sa vie et ce fut mon premier point négatif.

Ensuite, j'ai trouvé que tout était trop superficiel, on ne fait que survoler les événements dans la première partie du roman et j'ai trouvé ça tellement dommage. J'avais l'impression que l'auteur voulait parler de l'entièreté du parcours de Jane, pourtant il y avait des passages sans aucun intérêt. Un exemple simple : Jane dit qu'elle doit quitter sa famille pour quelque temps, pour ensuite nous dire qu'elle ne veut pas nous en parler parce que cela n'avait aucun intérêt... heu? pourquoi apporter alors cette information inutile et qui n'apporte rien? Ici, on ne fait que survoler la vie de Jane et personnellement je ne comprends pas du tout ce choix. Il y a des moments qui méritaient tellement plus d'attention : les rendez-vous avec Lefroy, la mort du fiancé de Cassandre qui n'est que cité... Du coup, je n'ai ressenti absolument aucune émotion.

Quant à la seconde partie, à l'image de la Jane décrite dans ce roman, je l'ai trouvée un peu niaise et d'un romantisme complètement gnangnan. Plusieurs passages m'ont fait lever les yeux au ciel d'exaspération à cause de phrases toutes faites et d'événements tellement stéréotypés et attendus. Nous sommes vraiment face à une romance peu subtile et si facile que ça m'a très vite lassée. Hélas ! l'écriture n'a fait que renforcer ce sentiment puisque je l'ai trouvée très simple, peu recherchée et très peu fluide à mon goût. En outre, j'ai trouvé quelques erreurs de tournures de phrase qui m'ont assez dérangée tant elles étaient flagrantes.

Enfin, j'ai vraiment bien aimé l'idée développée dans ce roman, je pense que cela aurait réellement pu aboutir à quelque chose de très bien. Mais encore une fois, j'ai relevé un défaut de taille pour moi. Jane Austen se retrouve au 21ème siècle, pourtant à part quelques mentions très courtes, son adaptation dans un paysage tout à fait nouveau dans des milliers de domaines semble si facile et si peu déstabilisant que justement, pour le lecteur, cela ne peut être que déstabilisant.


C'est donc avec pas mal de déception que j'ai terminé ce roman, supprimant en conséquence les autres romans de l'auteur que j'avais placés dans ma wishlist. Il me semble que cela ne sert à rien de réitérer l'expérience, préférant laisser les commentaires de ses romans à des gens qui les apprécieront bien plus que moi...

jeudi 3 septembre 2015

Update lecture #1 : mes dernières lectures de vacances

1. Nous les menteurs (3.5/5). Après avoir vu la vidéo de Le livre ouvert, je ne pouvais pas ne pas acheter ce livre, il m’intriguait beaucoup trop. Surtout quand une fin pouvait à ce point émouvoir une personne. Aussi ma déception ne fut que plus forte encore quand après 100 pages, j'ai vu pointer la fin de loin. Les indices sont vraiment gros, du coup si on part du principe que la fin propose quelque chose d'inattendu, je pense qu'on peut difficilement passer à coté. Toutefois, la lecture fut assez plaisante, surtout du point de vue de l'histoire (des jeunes enfants riches qui n'acceptent plus les disputes incessantes de leurs parents au sujet de l'héritage, ce n'est pas vraiment l'aspect que l'on voit le plus avec des personnages aussi riches qui préfèrent se pavaner...), les personnages eux ne sont pas suffisamment travaillés que pour nous émouvoir...



2. Beignets de tomates vertes (4.5/5). Je dois avouer que je n'ai pas réussi à accrocher directement avec ce roman et j'ai même failli l'abandonner (honte sur moi!) ; c'était assez décousu, il y avait pas mal de personnages... Toutefois, c'est en refermant ce roman que je me suis rendu compte à quel point je m'étais attachée aux personnages, je m'étais habituée à eux, je les avais soutenus, je les avais pleurés, j'avais bien rigolé de leurs (més)aventures... Cette histoire est vraiment une histoire tout en douceur, qui raconte la vie d'une époque, d'un lieu et de personnages qui auraient pu réellement exister !



3. Miss Peregrine et les enfants particuliers (3/5). Mon histoire avec ce roman avait très bien commencé. Le côté un peu sombre et mystérieux, l'envie de savoir ce qui était réellement arrivé au grand-père de Jacob... Tout cela a rendu ma lecture particulièrement attrayante. Sans oublier ces fameuses photos, toutes vraies (certaines ont été retouchées) qui sont parfaites et très bien intégrées dans le récit (enfin c'est davantage le récit qui s'est intégré aux photos, mais passons...). Une fois arrivé au "dénouement", j'ai été un peu déçue. Je ne m'attendais absolument pas à CA ! En fait je ne m'attendais pas à autant de fantastique. J'avais cru comprendre avec la quatrième qu'il y aurait une histoire d'expérience nazie, etc. Bref, sachez donc que ça n'a rien à voir.



4. Le journal d'une femme de chambre (4.5/5). Franchement, je suis très étonnée que ce livre n'est pas été remis en évidence sur les étals des librairies puisque avec l'énorme succès de Downton abbey, j'ai l'impression que tout ce qui concerne les relations domestiques/maitres intéressent de plus en plus de monde. En tout cas, sachez que ce livre est une vraie perle. Même si certains passages m'ont limite donné la nausée tellement c'était cru et très peu ragoutant, je me suis amusée à suivre les aventures de Célestine qui n'a pas du tout sa langue dans sa poche et a plus d'une anecdote à nous raconter sur les différents maîtres qu'elle a pu avoir. De temps en temps, j'ai trouvé que ça n'avait pas beaucoup de logique au niveau de la narration qui pouvait partir dans tous les sens, mais à part ça, ce livre est un petit bijou qui se lit trop vite !



5. Le prédicateur (4/5). Je me souviens avoir eu un peu de mal avec l'écriture dans le premier tome que j'avais trouvé un peu froide, et bien ici cela m'a beaucoup moins choquée. L'écriture m'a semblé bien plus fluide. Par contre, afin de rendre ses personnages plus "humains" il me semble, l'auteur a ajouté trop d'éléments personnels sur Erica et j'ai trouvé ça trop long et inutile. Par contre, l'enquête m'a assez plu même si dès le début on sait qu'il n'y a pas 36 assassins possibles. J'ai trouvé le principe du prédicateur intéressant, mais c'est un peu dommage qu'on n'en ait pas appris plus, ce que ces enfants ont dû faire, comment ils ont vécu, etc. Bref quelques petites fausses notes mais une bonne intrigue de base !



6. Rose Morte (4/5). J'ai trouvé que la principale qualité de ce roman était la richesse de l'écriture. On découvre le Moyen-Age d'une manière relativement bien documentée, avec des discours, avec des manières de vivre propres à cette époque-là, du coup c'est vraiment avec plaisir qu'on se laisse "happer" par ce récit et ce qu'il a à nous offrir. Une fois que le côté fantasy entre en jeu, j'ai été beaucoup plus septique parce que j'ai l'impression de n'avoir rien compris : quelles sont les créatures, quelles sont exactement leurs pouvoirs, leurs possibilités, etc. Tout cela est resté vraiment très flou, du coup sur les cent dernières pages j'ai un peu décroché. Je pense que l'auteur s'y retrouve mieux dans le vrai que dans l'imaginaire, ce qui est un peu dommage pour les lecteurs qui attendaient davantage de fantasy ou du moins de la fantasy plus explicite !