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mercredi 7 septembre 2016

Update lecture #7

 

Les lettres de Rose (3/5) : J'en attendais énormément de ce roman, tout d'abord parce que je n'en entendais que du bien, ensuite parce que la quatrième de couverture annonçait tout ce que j'aime dans un roman : découverte d'un petit village tranquille où tout le monde se connaît, secrets de famille, chasse au trésor... Tous ces éléments s'y retrouvaient bel et bien mais pas de la manière que j'aurais aimé. Je n'ai pas du tout été convaincue par le secret de famille par exemple. D'ailleurs j'ai été étonnée que Lola accepte ces réponses aussi facilement, comme ci cela pouvait véritablement excuser l'abandon qu'elle a vécu (puisque Lola a été adoptée bébé). Sinon, je ne peux tout de même pas nier que ce roman est un vrai roman feel-good, très agréable à lire en été, mais voilà je n'ai pas franchement apprécié les personnages, Lola est le genre d'héroïne que j'ai dû mal à supporter parce que je la trouve trop niaise et un peu naïve. Le seul personnage que j'ai vraiment aimé, c'est Tristan, son meilleur ami, parce que c'est le style que j'adore retrouver dans les romans, qui me fait rire, qui apporte de la bonne humeur, de la joie de vivre, etc. Bref, un très bon point pour ce personnage qui m'a fait apprécier chaque passage où il était présent.



Le sel de nos larmes (4.5/5) : J'ai adoré ce roman, il a été pour moi une bouffée d'air frais parmi plein de lectures plutôt décevantes. Je pense que la seule raison pour laquelle il n'a pas été un coup de coeur, c'est qu'il était bien trop court et m'a laissé un goût de frustration tant je l'ai lu rapidement. J'ai même déjà envie de le relire, de retrouver ces personnages si vrais, si naturels, si intenses, si psychologiquement travaillés au point de ne pas pouvoir lâcher leurs aventures. Il m'a fallu peut-être un peu de temps pour rentrer dans l'histoire, parce qu'on rentre directement dans le vif du sujet, pas d'intro cachée, pas de présentation réelle, les événements s'enchaînent dès les premières pages et on apprend à connaître les personnages que très progressivement, ce qui est clairement la force de ce récit. Il me manquait par contre quelques détails supplémentaires sur le navire, le naufrage, etc. Je suis restée sur ma faim quant à cette partie de l'histoire. Du coup, quelques pages en plus auraient clairement rendu ce livre, selon moi, une lecture plus que passionnante...



Le tailleur de pierre (2.5/5) : Grande grande déception pour ce roman ! J'avais vraiment bien aimé l'intrigue des deux précédents romans, mais là je reste perplexe par rapport au choix de l'auteur. Déjà les flash-back anticipent beaucoup trop la révélation de l'enquête. Ensuite, pourquoi ces langueurs complètement inutiles et frustrantes ? Pourquoi autant de détails et de scènes proposées pour combler quoi? Un manque de page? Alors que le roman en fait déjà plus de 600 ? Il y a déjà suffisamment de péripéties qui font tenir le récit en longueur pour ne pas rajouter tous ces éléments qui n'apportent rien à part de l'ennui et de l'irritation. Ca a rendu cette lecture pratiquement un calvaire tant c'était insupportable à lire. Surtout que le dénouement ne rattrape franchement pas tous ces détours, cette fin ne m'a pas vraiment convaincue. Enfin, Erica m'a également profondément agacée, je n'arrive tout simplement pas à comprendre son comportement suite à sa grossesse. Elle est fade, peu maternelle et ses réflexions qui tournaient toujours autour de la même chose étaient insupportables. Un (presque) flop, même s'il faut reconnaître que Camilla Läckberg a plus d'un tour dans son sac. Et j'espère vraiment que le prochain sur la liste sera moins décevant.



Rien n'est trop beau (3/5) : Ce roman, j'aurais dû l'adorer. On me parle des années 50, du monde de l'édition et des femmes dans ce milieu-là. Pourtant, je n'y ai lu que des histoires d'amour, parce que les femmes dans ce livre ne pensent qu'à ça même si elles pensent le contraire. Vous me direz "quel mal à cela?" Tout simplement parce que quand on annonce quelque chose en quatrième de couverture et qu'on ne le retrouve pas dans le roman, c'est plutôt frustrant. J'espérais en apprendre tellement sur les conditions des femmes au boulot ou en général. Tout ce que j'ai appris, c'est que question amour, les femmes n'ont pas changé, elles ont toujours eu les mêmes préoccupations, les mêmes réflexions, etc. Tout cela tiré en longueur avec toujours les mêmes pensées, c'est particulièrement rasant ! Au-delà de ça, on en apprend un minimum sur le contexte social de l'époque, mais il faut quand même lire largement entre les lignes pour en arriver à des conclusions sur le sujet. Dommage, ce livre avait plein d'ambitions, mais reste un roman à l'eau de rose un peu superficiel.

jeudi 3 septembre 2015

Update lecture #1 : mes dernières lectures de vacances

1. Nous les menteurs (3.5/5). Après avoir vu la vidéo de Le livre ouvert, je ne pouvais pas ne pas acheter ce livre, il m’intriguait beaucoup trop. Surtout quand une fin pouvait à ce point émouvoir une personne. Aussi ma déception ne fut que plus forte encore quand après 100 pages, j'ai vu pointer la fin de loin. Les indices sont vraiment gros, du coup si on part du principe que la fin propose quelque chose d'inattendu, je pense qu'on peut difficilement passer à coté. Toutefois, la lecture fut assez plaisante, surtout du point de vue de l'histoire (des jeunes enfants riches qui n'acceptent plus les disputes incessantes de leurs parents au sujet de l'héritage, ce n'est pas vraiment l'aspect que l'on voit le plus avec des personnages aussi riches qui préfèrent se pavaner...), les personnages eux ne sont pas suffisamment travaillés que pour nous émouvoir...



2. Beignets de tomates vertes (4.5/5). Je dois avouer que je n'ai pas réussi à accrocher directement avec ce roman et j'ai même failli l'abandonner (honte sur moi!) ; c'était assez décousu, il y avait pas mal de personnages... Toutefois, c'est en refermant ce roman que je me suis rendu compte à quel point je m'étais attachée aux personnages, je m'étais habituée à eux, je les avais soutenus, je les avais pleurés, j'avais bien rigolé de leurs (més)aventures... Cette histoire est vraiment une histoire tout en douceur, qui raconte la vie d'une époque, d'un lieu et de personnages qui auraient pu réellement exister !



3. Miss Peregrine et les enfants particuliers (3/5). Mon histoire avec ce roman avait très bien commencé. Le côté un peu sombre et mystérieux, l'envie de savoir ce qui était réellement arrivé au grand-père de Jacob... Tout cela a rendu ma lecture particulièrement attrayante. Sans oublier ces fameuses photos, toutes vraies (certaines ont été retouchées) qui sont parfaites et très bien intégrées dans le récit (enfin c'est davantage le récit qui s'est intégré aux photos, mais passons...). Une fois arrivé au "dénouement", j'ai été un peu déçue. Je ne m'attendais absolument pas à CA ! En fait je ne m'attendais pas à autant de fantastique. J'avais cru comprendre avec la quatrième qu'il y aurait une histoire d'expérience nazie, etc. Bref, sachez donc que ça n'a rien à voir.



4. Le journal d'une femme de chambre (4.5/5). Franchement, je suis très étonnée que ce livre n'est pas été remis en évidence sur les étals des librairies puisque avec l'énorme succès de Downton abbey, j'ai l'impression que tout ce qui concerne les relations domestiques/maitres intéressent de plus en plus de monde. En tout cas, sachez que ce livre est une vraie perle. Même si certains passages m'ont limite donné la nausée tellement c'était cru et très peu ragoutant, je me suis amusée à suivre les aventures de Célestine qui n'a pas du tout sa langue dans sa poche et a plus d'une anecdote à nous raconter sur les différents maîtres qu'elle a pu avoir. De temps en temps, j'ai trouvé que ça n'avait pas beaucoup de logique au niveau de la narration qui pouvait partir dans tous les sens, mais à part ça, ce livre est un petit bijou qui se lit trop vite !



5. Le prédicateur (4/5). Je me souviens avoir eu un peu de mal avec l'écriture dans le premier tome que j'avais trouvé un peu froide, et bien ici cela m'a beaucoup moins choquée. L'écriture m'a semblé bien plus fluide. Par contre, afin de rendre ses personnages plus "humains" il me semble, l'auteur a ajouté trop d'éléments personnels sur Erica et j'ai trouvé ça trop long et inutile. Par contre, l'enquête m'a assez plu même si dès le début on sait qu'il n'y a pas 36 assassins possibles. J'ai trouvé le principe du prédicateur intéressant, mais c'est un peu dommage qu'on n'en ait pas appris plus, ce que ces enfants ont dû faire, comment ils ont vécu, etc. Bref quelques petites fausses notes mais une bonne intrigue de base !



6. Rose Morte (4/5). J'ai trouvé que la principale qualité de ce roman était la richesse de l'écriture. On découvre le Moyen-Age d'une manière relativement bien documentée, avec des discours, avec des manières de vivre propres à cette époque-là, du coup c'est vraiment avec plaisir qu'on se laisse "happer" par ce récit et ce qu'il a à nous offrir. Une fois que le côté fantasy entre en jeu, j'ai été beaucoup plus septique parce que j'ai l'impression de n'avoir rien compris : quelles sont les créatures, quelles sont exactement leurs pouvoirs, leurs possibilités, etc. Tout cela est resté vraiment très flou, du coup sur les cent dernières pages j'ai un peu décroché. Je pense que l'auteur s'y retrouve mieux dans le vrai que dans l'imaginaire, ce qui est un peu dommage pour les lecteurs qui attendaient davantage de fantasy ou du moins de la fantasy plus explicite !


dimanche 7 octobre 2012

La princesse des glaces : 4/5


 
"Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d'eau gelée. Impliquée malgré elle dans l'enquête (à moins qu'une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l'œuvre), Erica se convainc très vite qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Sur ce point - et sur beaucoup d'autres -, l'inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint. A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge clans les strates d'une petite société provinciale qu'elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d'autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d'un peintre clochard - autre mise en scène de suicide. Au-delà d'une maîtrise évidente des règles de l'enquête et de ses rebondissements, Camilla Läckberg sait à merveille croquer des personnages complexes et - tout à fait dans la ligne de créateurs comme Simenon ou Chabrol - disséquer une petite communauté dont la surface tranquille cache des eaux bien plus troubles qu'on ne le pense." (quatrième de couverture)
 
 
 
 
Cela faisait assez longtemps que j'avais ce livre dans ma PAL, mais je n'avais jamais sauté le pas. C'est en me baladant sur le forum de livraddict que j'ai découvert une proposition de LC que je ne pouvais refuser et que j'ai donc ressorti ce livre de mon énorme pile de livres à lire. Donc merci à Coeur de libraire ! D'autant plus que j'ai beaucoup aimé ce roman.
 
Il y a quelques temps déjà que je n'avais plus lu de policier. Et c'est quand je lis un livre dans le genre de La Princesse des glaces que je me rends compte que ça me manque de temps en temps.
 
Parlons d'abord de l'intrigue. Alexandra Wijkner, une amie d'enfance de l'héroïne, Erica Falck, est retrouvée morte dans sa baignoire, tailladée aux poignets. Même si dans un premier temps, la police croit à un suicide, cette théorie ne fera pas long feu. Alexandra a bel et bien été tuée. Et la police ne perd pas de temps à chercher le coupable. Les stéréotypes du roman policier sont respectées dans ce bouquin. Il y a toujours un premier suspect qui se révèle par la suite innocent d'une manière ou d'une autre. On le sait, le vrai suspect n'arrive qu'à la fin, dans les dix dernières pages. Et quel étonnement lors de la révélation ! Déjà lorsque le lourd secret d'Alexandra est révélé, j'en suis restée la bouche ouverte. Rien à redire, enfin un secret qui tient la route et qui ne nous déçoit pas par trop de facilité ou pas assez de surprise. Le dénouement tient la route également et c'est probablement le plus important dans un roman de ce genre.
 
Au niveau des personnages, il m'a fallu pas mal de temps avant de m'y attacher vraiment. Et je ne suis toujours pas sûre d'avoir été complètement charmée par l'héroïne principale, Erica. Pourtant, elle ne m'a pas déplu, loin de là. Je l'ai trouvé touchante et en même temps forte de caractère, ce que j'aime beaucoup. Mais j'ai quand même eu un peu de mal. Je dois avouer que j'ai trouvé l'écriture un peu "froide", un peu distante, ce qui m'a vraiment empêchée de me sentir plus proche des personnages principaux. Et c'est pour cette raison que ce n'est qu'à la fin que j'ai commencé à les apprécier. Surtout Patrik que j'ai trouvé adorable, parmi ces nombreuses qualités :). Je dois avouer que plusieurs personnages secondaires m'ont également beaucoup touchée, la fragilité de certains, l'excentricité d'autres. J'ai beaucoup aimé cette diversité dans le caractère, dans la personnalité des "figurants" de ce roman.

Malgré ce que je viens de dire sur l'écriture, elle reste fluide et plaisante à lire, là n'est pas le problème. Par contre, quelques expressions un peu niaises m'ont fait lever les yeux au ciel, mais bon, ce n'est qu'un détail.

Il est donc plus que certain que ce roman ne sera pas ma dernière expérience avec Camilla Lackberg !